‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 100 sur 154 · CHAPITRE SEPTIÈME. fc · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME. fc

cher du soleil : telle est au reste la marche ordinaire de toutes les affections produites par la vérole confirmée; enfin cette ophthalmie n'arrive jamais au degré de chémosis.

Puisque la période inflammatoire est si légère qu'elle est presque nulle, il est clair que les anti-phlogistiques sont peu utiles dans cette ophthalmie. On commence ordinairement le traitement par les moyens propres à combattre la syphilis, telles sont les frictions mercurielles, une décoction d'écorce de mézéréon et de salsepa*reille (i). La tisanne de Pollini est très-utile surtout lorsque le mercure n'a produit aucun effet. Cependant on injecte, toutes les deux heures, entre les paupières et le globe de l'œil , quelques gouttes du collyre dont j'ai déjà parlé, lequel se compose d'un grain de sublimé corrosif qu'on fait dissoudre dans six onces d'eau de mauve , ou d'eau distillée de plantain, avec addition d'un peu de mucilage de semences de psyllium^

(î) Ree. cort. rad. Mezereon- drachmam unciam et semis. Kadicis salsaparillœ — uncias duas.

Coque in aquœ font. , lib. III , adreman., lib. II.

Adde,

Lactis vaccini recentis uncias VI. A prendre peu à peu «îans les vingt-quatre heures.

2q6 MALADIES DES YEtJX.

et le soir on se sert de l'onguent ophthalmique de Janin et de la teinture thébaïque. Cullen faisait un grand éloge dans les cas de ce genre de l'onguent citrin de ]a pharmacopée d'Edimbourg , mitigé par l'addition d'une double ou triple quantité de graisse de porc; mais l'expérience m'a convaincu qu'on retirait les mêmes avantages de la pommade ophthaï mique de Janin. Au reste s'il est une complication vénérienne qui réclame de la prudence dans l'administration du mercure, c'est bien celle dont nous parlons. Prescrit à grandes doses, ce médicament produit une irritation vers les parties supérieures et notamment vers la tête, qui ne manque jamais d'exaspérer l'ophthalmie et d'accélérer la perte totale de la vue. Que si malgré toutes les précautions suggérées par la prudence, cet accident venait à se manifester, il faudrait suspendre pour un temps les frictions mercurielles, prescrire quelques purgatifs, quelques bains ou des lotions d'eau tiède pour nettoyer la peau, et faire passer le malade dans une autre chambre.

Enfin, nous ajouterons en finissant que quoique le vice général de la constitution qui entretenaitl'ophthalmie n'existe plus;quoiquerinflammation de la portion delà conjonctive qui revêt l'hémisphère antérieur du globe de l'œii ait disparu ; cependant les bords libres des paupières

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