NOTICE. XXIX
« Ces remarques de M. Demours, un de nos savants « physiciens , sont judicieuses et pleines de sens, comme « tout ce qu'il écrit. »
—. La mort de Chirac avait dérangé les projets , mais surtout les études favorites du docteur Demours ; il songeait à retourner à Avignon, et s'y disposait méme, lorsque Petit, le médecin, de l'Académie Royale des Sciences , lui proposa de l'aider dans ses recherches anatomiques, et lui conseilla de s'adonner au traitement des maladies des yeux, partie de la médecine dont il s'occupait lui-méme uniquement, et dans laquelle il s'était fait une réputation distinguée. Le docteur Demours ne balanca pas un instant à accepter des offres si conformes à son goût :ily voyait le double avantage de se fortifier de plus en plus dans l'anatomie comparée que Petit cultivait spécialement, et d'apprendre à connaître et à traiter les maladies des yeux, partie de la médecine alors trop généralement abandonnée à des hommes dépourvus de connaissances. Il travailla deux ans avec cet habile académicien , et profita de ses lecons et de ses conseils avec un tel succés, qu'il enrichit bientót la théorie et la pratique de la médecine oculaire de préceptes utiles et de procédés ingénieux.
On ne peut douter qu'il n'ait exercé la médecine gé- . nérale (1) avant de se livrer exclusivement au traitement des maladies des yeux. Toutefois il ne put songer à pra- | (x) Voyez la traduction des Essais et observations de méde-
cine de la Société d'Édimbourg , par M. Demours, page 9 de l'avertissement.