XXX NOTICE
tiquer les opérations qu'elles exigent, paree qu'étant le premier qui eût ainsi abandonné la pratique de la médecine pour en cultiver une partie déterminée, la foule de malades qui le consultaient ne lui laissait pas le temps de se livrer à la partie chirurgicale de cette branche de l'art à laquelle il s'était entièrement consacré : ses réponses aux Mémoires à consulter les plus importants forment sept gros volumes in-4°, tous écrits de sa main; les dernières sont de l'année méme de sa mort, arrivée à Paris en 1795. Dès 1769, l'Académie Royale des Sciences l'avait nommé associé vétéran : la Société Royale de Londres le récut parmi ses membres, et quel- ques années auparavant il avait été nommé médecinoculiste du Roi. Il joignait à ces titres honorables celui de censeur royal, dont il à exercé les fonctions pendant plus de cinquante ans.
Indépendamment de ses manuscrits dont on vient de parler, de nombreux ouvrages imprimés attestent cette ardeur pour le travail, qu'il avait manifestée dés sa jeunesse et qu'il conserva jusqu'à la fin de sa carrière. On n'entend pas rappeler ici la part qu'il eut aux recherches anatomiques du docteur Petit sur la carpe, sur l'œil du coq d'Inde, sur celui de l'espéce de hibou appelé uua, sur les yeux.de la grenouille et de la tortue, dont le docteur Demours dessina toutes les figures; on remarquera seulement, à cette occasion, que, doué tout-à-la-fois d'un goût particulier pour la marche exacte des sciences naturelles, et d'un talent remarquable pour le dessin et la peinture, qui lui rendait inutiles les secours d'un crayon et d'un pinceau étrangers, il a dà, plus qu'un