OPHTALMIE, EFFET DU FEU
ll est plus commun qu'on ne le croit, que des ophtalmies trés-opiniátres et devenues chroniques, doivent leur existence à un petit corps étranger ( obs. 139, 140, 141 ); Souvent méme à l'insu du malade. Lorsque je soupconne cette cause, je suis dans l'usage de prescrire peu de remédes importants, qui sont tous sans effet dans ces cas particuliers, et je conseille de gagner du temps; il suffit communément pour amener la cessation des accidents : tenir l'oeil bandé est généralement .un moyen de les diminuer.
L'ophtalmie causée par la trichaise ou déviation, par quelque cause que ce soit, d'un ou de plusieurs cils du bord de l'une des paupiéres, a cela de particulier que, dés que cette cause est écartée, la rougeur, quoique souvent trés - forte,
se dissipe en peu de jours et sans employer aucun reméde (obs. 138).
De l'Ophtalmie, effet du feu.
L'action du feu cause une phlycténe ( obs. 145; pl. 25, fig. 1) qui s'ouvre assez promptement et laisse un ulcére ordinairement peu dangereux, lorsque l'accident est léger et qu'il n'y a point de principe spécifique dont l'action puisse étre dirigée sur l'œil par cette cause d'irritation. |
Quand il y a cautérisation, la vue court le plus grand danger (obs. 143). Si les paupières sont détruites, le malade perd ordinairement les yeux trés- promptement, et c'est peut-être un événe-
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ment unique que, dans un cas semblable, la vue ait subsisté en assez bon état pendant plus d'un
an: (obs. 144).
De l'Ophtalmie , effet de contusions ou de blessures.
Les contusions, légéres en apparence, sont quelquefois des causes d'irritation suffisantes pour donner lieu à des douleurs opiniâtres ( obs. 145). Les accidents sont plus graves sil y a une prédisposition (obs. 146), comme je l'ai dit plus haut. Trés-souvent la désorganisation d'un œil , suite de contusion , est une cause continuelle qui menace l'autre œil d'engorgements plus ou moins funestes ( obs. 147). |
Jai vu à Madame A***, le 14 avril 1797, tous les accidents du plus violent chémosis , avec dépót entre les lames de la cornée, par l'effet d'un coup d'ongle, qu'elle avait recu de son fils ágé de cinq mois, et qu'elle nourrissait. - |
Les blessures de l'œil ne sont pas toujours suivies immédiatement d'ophtalmie ( obs. 148); il faut donc, si la lésion a été d'une certaine importance, ne pas s'endormir dans la sécurité, mais au contraire examiner avec la plus grande attention, dans le cours des jours suivants, sil ne se forme pas quelques désordres. js
Les excoriations de la cornée sont quelquefois longues à guérir, sur-tout chez les enfants (obs.149).