‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 4 sur 93 · PÉRIOSTITE, CARIE, NÉCROSE DE L'ORBITE · texte numérisé non relu

PÉRIOSTITE, CARIE, NÉCROSE DE L'ORBITE

Au début, et tant qu'il est permis d'espérer la résolution, on devra s'efforcer de juguler les symptômes inflammatoires. Les émissions sanguines, les préparations mercurielles, les frictions d'onguent belladoné autour de l'orbite, l'application contmue de compresses imbibées d'eau glacée permettront quelquefois d'atteindre ce but. Un corps étranger a-t-il pénétré dans l'orbite, on devra le rechercher avec soin et en faire l'extraction, s'il est possible. Mais, dès que l'apparition de douleurs pulsatives, de frissons, de la rougeur érysipélateuse des paupières ne laisseront plus de doute sur la formation du pus, les cataplasmes, les émollients seront substitués aux antiphlogistiques et aux réfrigérants. A ce moment et avant même que le pus se soit collecté en foyer, il importe d'aller à sa recherche. On plongera un bistouri dans les points les plus distendus de la conjonctive ou des paupières, en se tenant rapproché des parois de l'orbite, de façon à pénétrer profondément dans l'orbite sans blesser le globe oculaire. Cette manœuvre ne présente aucun inconvénient, et, dans les cas même où l'on ne tomberait pas sur la collection purulente, elle aurait l'avantage de procurer le dégorgement des parties enflammées. La collection purulente une fois largement ouverte, des tampons de charpie, trempés dans de l'eau alcoolisée ou phéniquée, seront introduits chaque jour dans la plaie. Des injections détersives seront faites simultanément. On réduira progressivement le volume des tampons, de façon que la cicatrisation s'effectue régulièrement du fond à la surface.

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