Ammon, Klin. des Auges
5. Fno5!ifli.i.En, Ann. d'ocul., t. XXVI, p, 49. (j. Laiicter, Thèse de Parie, 1889.
histologique démontra la présence de glandes sébacées autour des follicules pileux, de travées conjonctives avec filets nerveux et de nombreux vaisseaux sanguins; plus profondément, delà graisse et des cristaux de margarine.
E. — PTOSIS CONGENITAL
Sans contredit, le ptosis congénital constitue la forme la plus commune des anomalies de la paupière. Il tient au manque de développement du releveur ou à sa paralysie. On ajoute une troisième forme éléphantiasique où le poids de la paupière en entraine la chute.
Dans le ptosis unilatéral par défaut de développement du releveur. la paupière n'est pas plus longue que l'autre, si l'on en juge par le fait que dans le regard binoculaire en bas, les deux fentes palpébrales se mettent de niveau.
On ne doit pas toujours rattacher le ptosis congénital double à l'absence du releveur, et seuls les cas où l'on a eu l'occasion de disséquer le muscle ou de le mettre à découvert pendant une opération sont valables. 11 existe en effet une autre variété congénitale ne différant de celle acquise que par son apparition chez les enfants en bas âge. Certains auteurs vont même jusqu'à nier le ptosis d'origine musculaire, ce qui nous parait manquer de preuves suffisantes, d'autant plus que la bilatéralité habituelle du ptosis en question et l'absence de paralysie des autres muscles et des branches de l'oculo-moteur plaident en faveur du défaut du muscle. Une paralysie totale de la troisième paire chez le nouveau-né survenue après un accouchement laborieux au forceps se rattache au contraire à la compression de cette branche nerveuse, alors surtout que, d'après Bernhardt1, W. UhthofP et Helfreich3, il s'ajoute le soulèvement réflexe des paupières paralytiques pendant la mastication et les mouvements de latéralité de la mâchoire inférieure.
Le traitement chirurgical -du ptosis congénital définitif est le même que celui acquis. Toujours est-il qu'il ne faut pas se presser dans l'espoir que le développement ultérieur peut améliorer la difformité. En attendant, on essaye le massage et les courants électriques faibles, qui ne seront utiles que lors de ptosis paralytique.
F. — EPICANTHUS
Bien des enfants présentent à la naissance au niveau du grand angle de l'œil un repli cutané semi-lunaire à concavité externe qui disparait