Bermiaudt, Centralb. f. Nervenheilk., XI, n
2. Uhtiioff, Berlin Klin. Woch... n° 36, 1888. 5. Helfreich, Soc. de Béidelbérg, 18S7.
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par la suite. Lorsque cette disposition persiste et s"accentue, elle se lie à l'aplatissement du dos du nez et à l'élargissement de l'espace intersourcilier. C'est là ce que v. Ammon1 a décrit le premier sous le nom à'épicanthus.
Déjà Schœn avait appelé l'attention sur cette anomalie, mais il a eu le tort d'y voir une paupière supplémentaire.
L'extrémité inférieure du repli cutané aboutit à la joue, tandis que la supérieure se confond avec la base de la paupière correspondante.
Les difformités qui accompagnent parfois l'épicanthus sont : la microphtalmie, le ptosis, le strabisme et la dacryocystite. De Grœfe a
Fig. 237. — Epicanthus (Ammon)
insisté sur la limitation de certains mouvements du globe, principalement de l'élévation.
L'épicanthus est habituellement bilatéral et inégalement réparti à droite et à gauche; dans le seul fait de v. Ammon1 l'anomalie n'existait que d'un côté. Sichel et Chevillon2 parlent aussi d'épicanthus de la commissure externe, mais les observations qu'ils citent paraissent se rapporter plutôt à l'ankyloblépharon congénital ou à des brides amniotiques. Il faut se garder, en effet, de confondre le véritable epicanthus, susceptible de s'amender et de disparaître par le développement ultérieur de la face, avec des anomalies ou des cicatrices par brûlures, lupus, gommes s'accompagnant de l'effondrement des os propres du nez et de la cloison.
Dans l'épicanthus congénital devenu gênant pour la vision de près, on a conseillé le port de pince-nez spéciaux. C'est là un moyen purement palliatif, et si l'on tient à agir d'une façon plus efficace, on doit, à l'exemple de v. Ammon, pratiquer la rhinorrhaphie, qui consiste à exciser sur le dos du nez un pli cutané suffisant, puis à le suturer avec des épingles et un fil entortillé.