‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 128 sur 344 · CONJONCTIVITE DIPHTÉRITIQUE · texte numérisé non relu

CONJONCTIVITE DIPHTÉRITIQUE

Déjà, à propos de la conjonctivite blennorrhagique et de celle croupale, nous avons insisté sur la gravité de la diphtérie oculaire. Si nous y revenons, c'est pour bien faire saisir les caractères de la forme spontanée telle qu'on l'observe épidémiquement dans certains pays, particulièrement dans l'Allemagne du Nord, où de Graefe1 l'a étudiée d'une façon magistrale. Après lui sont venus Jacohson2, Hirschberg3 et d'autres encore.

Au même titre que la diphtérie des autres muqueuses, celle de la conjonctive s'attaque de préférence aux enfants entre deux et huit ans: chez l'adulte, elle n'apparaît que comme complication de l'ophtalmie blennorrhagique par coulage.

Un caractère qui la distingue de suite de la croupale réside dans l'infection de l'organisme entier pouvant se terminer par la mort, comme dans les cas cités par Gibert4, de Graefe, Hirschberg et Sœmisch. La perforation rapide et la nécrose de la cornée sont également communes, désastre d'autant plus grand que l'affection est à peu près toujours bilatérale.

Notre interne, G. Sourdille\ s'est livré tout récemment à des études bactériologiques à propos de 6 cas de conjonctivite pseudo-membraneuse. Dans les deux formes cliniques, croupale et diphtéritique, il a

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