Reymond, Ann. dl Ottal., IV, p
jaunâtre et exceptionnellement, comme dans le cas cité par Hippel', il s"ajoute des amas blancs crayeux avec une légère sécrétion anormale.
Rumschewitsch 2, sur 45 observations dont 15 lui appartiennent, a trouvé 25 cas sans trachome préexistant, 5 attribuables à un traumatisme antérieur et autant où seul le refroidissement paraissait en cause.
La marche de cette dégénérescence est lente, bien que progressive. Lorsqu'elle débute sans être précédée d'ophtalmie granuleuse, on assiste à des poussées congestives répétées de la conjonctive, qui précèdent de très près l'apparition, vers l'angle de l'une ou de l'autre paupière, d'une induration profonde gagnant rapidement en étendue. Ssemisch3 et son élève Yogel\ frappés par la dureté de la masse, envisagèrent l'affection comme une périchondrite des tarses, alors que Th. Leber5 la rattache aux dégénérescences amyloïdes. Les grains, de volumes et de formes variables, offrent des couches concentriques et à la périphérie une bordure souvent incomplète de grandes cellules endothéliales multinucléées destinées à produire l'amyloïde. Six ans plus tard, Leber% procédant à de nouvelles recherches hislologiques, arrive aux résultats suivants : Sur des coupes comprenant la conjonctive et le tarse, seule la muqueuse apparaît épaissie au point de mesurer 2 millimètres et davantage. La surface épithéliale, restée intacte et lisse, ne diffère de l'état normal que par l'absence du stratum des cellules cylindriques. Au-dessous, dans une couche abondante de tissu adénoïde, on aperçoit les grains d'amidon de 0mm,06 jusqu'à 1 millimètre de diamètre; ceux-ci existent également le long des vaisseaux, en même temps que de nombreux extravasa sanguins. Le tarse, dont l'épaisseur ne dépassait guère 5/4 de millimètre, était sain. Mandelstam et Rogowitsch7 ont confirmé ces faits, en insistant davantage sur l'oblitération totale ou partielle des vaisseaux, entourés de nombreux grains amyloïdes.
Raymond, de Turin, partage également cette opinion, alors que Becker nie l'existence de grains d'amidon, et envisage la lésion comme une variété de trachome hypertrophique.
Vossius8, à propos d'une altération analogue survenue chez un homme de vingt-quatre ans, à la suite d'un corps étranger implanté
i. Hippel, Arch. f. Opht.. XXV, 2, 1879.