Vossius, Klin. M. D., 1887, p
TUBERCULOSE CONJONCTIVALE. 251
dans la conjonctive, trouva à l'examen histologique, à côté d'une forte prolifération de la couche adénoïde, la dégénérescence hyaline, et nulle part de cellules géantes ni d'amyloïde. D'accord avec Kamocki, il fait rentrer l'altération décrite par Leber dans la dégénérescence hyaline de la conjonctive.
Rœhlmann ', dans trois cas, n'a point trouvé d'amyloïde, mais des amas jaunes composés exclusivement d'éléments se colorant difficilement par le carmin, et qui, sous forme de traînées, s'enfonçaient vers le tarse: peu de vaisseaux et pour la plupart à parois sclérosées.
Kubli -, sur 50 cas d'altération type, en compte 14 qui ont évolué indépendamment de tout trachome. Pour lui, la lésion traversait quatre phases : multiplication adénoïde, dégénérescence hyaline, production d'amyloïde véritable, enfin calcification et ossification.
Kamocki3, sous le nom d'altération hyaline de la conjonctive, donne l'analyse histologique qu'il fit pliez une femme de vingt-six ans, dont les paupières épaissies et dures ne pouvaient être retournées. Le diagnostic fut celui de dégénérescence amyloïde ; mais l'examen démontra qu'il s'agissait seulement de lésions vitreuses analogues à celles décrites par Rsehlmann.
Dans les quatre faits examinés par Rumschewitsch4, celui-ci a constaté : 1° une prolifération modérée du tissu adénoïde; 2° la dégénérescence hyaline de son stroma ; 5° l'altération tant hyaline qu'amyloïde des artérioles et des capillaires; 4° des cellules géantes; 5° des concrétions calcaires assez volumineuses. Les cellules ne prenaient aucune part à la dégénérescence hyaline et amyloïde.
Pour lui l'altération hyaline précéderait celle amyloïde, et quant aux productions osseuses et calcaires, il les envisage comme la dernière période de la dystrophie, d'accord en cela avec Rsehlmann et Kubli. 11 s'inscrit en faux contre le rôle amylogène et hyalogène des cellules, et, comme Yossius, pense que l'altération des vaisseaux domine; quant aux causes intimes, elles lui sont inconnues. En tant que lésions surajoutées, sur 58 cas, 15 fois la cornée était exfoliée, ulcérée ou panneuse, une seule fois il y avait du ptérygion.
Le ptosis et la dyskinésie des paupières sont d'ordre purement mécanique et dépendent du gonflement et de l'épaississement des tissus; nous en dirons autant de réversion des points lacrymaux.
Ainsi que le fait remarquer Leber, l'altération marche de pair avec l'apport de cellules migratrices qui aboutissent à la formation du tissu scléreux, pendant que celles endothéliales fixes se chargent de
1. Rjshlmasx, Arch. f. Augenh., X, p. ['29, 1880, et XI, p. 402.