‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 195 sur 344 · IIohner, Klin. MU., 1871, p · texte numérisé non relu

IIohner, Klin. MU., 1871, p

d'aspect framboise, située près du limbe et prise pour un fibrome. Etant donné qu'il y eut récidive et que le malade, âgé de soixante-deux ans, mourut d'un cancer du cerveau, nous pensons qu'il s'agissait d'un eancroïdc. .

TUMEURS CONJONCTIVALES ÉPIBULBAIRES MALIGNES

Dès le xviii0 siècle, on avait remarqué que certaines tumeurs nées à la superficie du globe pouvaient se comporter comme de vrais cancers. Seulement, comme cette dernière expression ainsi que les termes à' excroissances ou de chairs malignes, dont se servaient Maitre-Jean1, Duvernay, Saint-Yves et d'autres, désignaient des productions de nature mal définie, nous ne saurions être renseignés d'une façon certaine sur leur signification véritable.

Bien que toutes les parties de la conjonctive bulbaire puissent être le siège de néoplasmes, il n'en est pas moins établi que la plupart ont pour origine la région du limbe scléro-cornéen où ils s'implantent, pour de là recouvrir la cornée en avant et la sclérotique en arrière; il en est même qui finissent par coiffer tout l'hémisphère antérieur du globe.

Au point de vue des caractères physiques, on observe bien des variétés, non seulement d'un cas à un autre, mais aussi dans les différentes zones de la tumeur. C'est ainsi qu'il en est d'incolores, de noires, de rouges, de gris jaunâtres et de mixtes.

Petites au début, ces tumeurs peuvent acquérir à la longue le volume d'un œuf de poule ou d'une pomme. La surface est tantôt lisse et unie, tantôt bosselée ou franchement végétante. Cette dernière variété se rapproche des cancroïdes.

La consistance est également différente. Molle pour les unes, dure et comme fibreuse pour d'autres, elle est toujours plus accentuée vers la base d'implantation qu'à la surface.

L'ulcération est très rare et s'observe seulement dans les cancroïdes purs. Nous ne saurions en citer que six cas, ceux de Parisottr. Lagrange5, Caspar4 Remak, Basevi et Ileyder. La masse épithéliomatcuse envahit alors la chambre antérieure, l'iris et le corps ciliairc. Cette particularité porte à croire qu'il s'agit de néoplasmes cavilaircs ayant envahi le limbe après coup.

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