HoiiNEii, Klin. Mbl., 1871, p
TUMEURS CONJONCTIVALES EPIBULBAIRES MALIGNES. 280
Wiegand1 rapporte deux observations. Dans la première, il s'agissait d'une niasse alvéolaire contenant des nids de cellules polymorphes aplaties et à gros noyaux; dans la seconde, mêmes cellules non disposées en alvéoles.
Rieke5. — Tumeur blanc jaunâtre située sur le limbe et formée de nids épilbéliaux compris dans de fines travées conjonctives.
Basevi3. — Deux eancroïdcs épibulbaires occupant le côté interne. Dans le premier la chambre antérieure était envahie; dans le second, il y eut récidive sur place et généralisation suivie de mort.
Caspar*. -- Gros carcinome épibulbaire s"élaut propagé au corps ciliaire à travers le limbe. Généralisation ultérieure. Structure : grosses cellules épilhéliales à noyaux volumineux; plusieurs étaient cornifiées.
Robineau". — Cancroïde rouge violacé de la forme d'un quartier d'orange. Les ganglions furent pris et la mort survint par généralisation.
Heyder. — Deux énormes tumeurs épibulbaires aplatissant le globe; dans un cas, la cornée était traversée en un point. L'examen démontra qu'il s'agissait d'épithélioma folliculaire, avec des travées conjonctives en éventail parlant de la base.
Dujardin11. — ■ Petite tumeur constituée par de nombreux globes épidermiques.
P. Sgrosso7. — 16 tumeurs malignes du limbe. D'après la description anatomique qu'il en donne, il trouve ô sarcomes, 1 mélanome et 12 épithéliomes. Si l'on analyse les trois observations de sarcome, on ne tarde pas à se convaincre qu'à côté des éléments sarcomateux, il existait de nombreux prolongements épithéliaux. Le mélanome fut observé chez une fillette de quatre ans qui, à l'âge de onze mois, offrait à la partie inféro-externe du limbe une tache, noire de la grosseur d'une tète d'épingle. Au moment de l'extirpation, la tumeur, du volume d'un grain de blé, se composait de cellules épilhéliales pigmentées, surtout dans le noyau, détail qui contraste avec le mode de pigmentation des cellules fixes de la choroïde au moment de leur évolution, où, d'après Rieke8 le pigment s'accumule dans le protoplasma, le noyau restant incolore.
Ce qui ressort de ce travail, c'est que sur l(i tumeurs limbales prises au hasard, il n'y en avait pas moins de 12 ayant la structure du vrai