I. DEsrACSET, Hec. d'opht
L'appareil lacrymal est composé de deux parties : l'une sécrétante. représentée par des glandes acineuses et leurs conduits; l'autre excrétante, constituée par les deux canalicules lacrymaux, le sac et le canal nasal.
La glande lacrymale ne se compose pas de deux portions, comme le veulent les classiques, mais de trois, à savoir : une orbitaire, une palpébrale et une dernière formée par les glandes sous-conjonctivales de Krause. Nous avons déjà parlé de ces dernières, à propos de la conjonctive, et nous avons vu, d'après les recherches laites dans notre laboratoire par A. Terson, que la plupart occupent le cuLde-sac supérieur en série continue, depuis la glande palpébrale jusque dans l'épaisseur de la caroncule. Elles sont d'ailleurs plus développées vers les commissures et présentent de grandes variétés individuelles.
La portion palpébrale, ou glande de Rosenmïdler. offre des modalités anatomiques nombreuses, ce qui explique les divergences des auteurs. Alors que les uns, avec Gosselin et Béraud', reconnaissent 6 à 8 glandules indépendantes, possédant chacune un canal excréteur qui s'ouvre isolément dans le cul-de-sac supérieur, les autres, comme Sappey, font embrancher tous ces canaux avec ceux de la portion orbitaire. Sappey excepte cependant deux petits lobules situés, l'un vers la limite externe de la glande palpébrale, l'autre vers le raphé commissural des paupières.
Tillaux5 admet les deux dispositions indiquées plus haut, mais insiste sur la fréquence du premier type, qu'il a rencontré 15 fois sur 15.
La glande de Rosenmùller est aplatie et quelque peu saillante sous la conjonctive du fornix supérieur, ce dont on s'assure sur le vivant en renversant la paupière. Elle se relie à la glande orbitaire par une