Tillaux, Thèse de Paris, 1862, p
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sorte de rétrécissement ou col, dans lequel glisse l'expansion externe du tendon du releveur. Sa face externe est appliquée contre le ligament suspenseur de la paupière; tout à l'ait en bas et en dehors, elle se trouve en rapport avec le ligament palpébral externe ou commissu rai.
Tous ces détails sont importants au point de vue de l'extirpation de la glande. Faute d'en tenir compte, on s'exposerait à léser le ligament suspenseur et à réséquer le tendon du releveur.
La portion orbitaire, la plus anciennement connue et à laquelle Galien avait donné le nom de glande innommée, occupe la fossette creusée aux dépens de l'apophyse externe du frontal. Elle est aplatie et ovalaire; sa face externe, convexe, répond au périoste; sa face interne, concave, au globe, dont elle est séparée par un feuillet aponévrotique de la capsule de Tenon ; son grand axe est parallèle au rebord orbitaire. Une capsule conjonctive l'entoure, se continue avec le tissu cellulo-graisseux de l'orbite, et envoie de sa face interne des cloisons qui séparent les lobules entre eux. Du côté externe, des traclus fibreux rattachent la glande au périoste et constituent le ligament suspenseur de Seminering. En avant et en bas, elle est logée dans ['angle rentrant, formé par le ligament palpébral et le tendon du releveur. On conçoit donc que, pour la mettre à nu, il faille pratiquer une incision parallèle au rebord de l'orbite, intéressant la peau, le muscle orbiculaire et le ligament suspenseur.
Les dimensions de cette glande sont très variables. Sa longueur moyenne est de 20 millimètres, sa largeur de 11 à 12, et son épaisseur de 5. Les canaux excréteurs varient de 5 à 5, et, comme la portion palpébrale en possède autant et souvent plus, il en résulte qu'au niveau du fornix l'ensemble des orifices peut aller jusqu'à 12. Ils sont rangés côte à côte suivant une ligne concave, mais, vu leur petit diamètre qui ne dépasse pas 1 millimètre, il est difficile de les apercevoir. En général, les plus externes sont les plus larges.
Les glandes lacrymales sont toutes constituées par des utricules pourvus d'une simple couche de cellules sécrétantes. La portion orbitaire ne diffère d'une glande salivaire que par sa coloration plus rosàtre.
L'artère lacrymale irrigue la glande orbitaire et en partie celle de Rosenmùller, qui reçoit, en plus, des rameaux perforants venus de la palpébrale supérieure. Des veinules nombreuses correspondantes se jettent dans l'ophtalmique. Gurvvitsch1 a constaté que 67 fois sur 100 la veine lacrymale se réunit à celles des muscles droits supérieur et externe, pour former un tronc qui s'abouche dans l'une des veines