‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 219 sur 344 · Kôstbstein, Arch. f. Opkt, \\X, p. 141. lî · texte numérisé non relu

Kôstbstein, Arch. f. Opkt, \\X, p. 141. lî

Le limbe cornéen se montre sur des embryons de 40 centimètres; il renferme de rares glandes tubuleuses rappelant celles de Moll et d'autres plus nombreuses correspondant probablement aux glandes de Krause.

La conjonctive tarsale ne se différencie que chez les embryons de 25 à 50 centimètres et possède partout deux couches de cellules épithélialcs, les superficielles plates, les profondes cylindroïdes. Ces couches se multiplient au niveau des bords libres, et dans les fornix elles forment des franges papilloïdes.

Glandes lacrymales. — Remak et Kôlliker ont démontré que les glandes lacrymales naissent par des bourgeons épithéliaux pleins chez des embryons de 2 à 5 centimètres. Plus tard, ces prolongements se canalisent et leurs embouchures, au niveau du fornix primitif, sont constituées par des cellules épithéliales, dont les internes apparaissent claires et les externes granuleuses. La glande de Harder se développe de la même façon, et son volume est en raison inverse de celui des lacrymales. Chez l'homme elle fait défaut, bien que YVendt1 dise l'avoir rencontrée sur des nègres dépourvus de glandes lacrymales.

Canal nasal et sac lacrymal. — Ewetzky2 a voulu s'assurer si l'évolution du canal lacrymo-nasal se faisait chez les mammifères de la même façon que Boni3 l'avait observé pour les oiseaux et les amphibies. D'après ce dernier auteur, au fond de la fourche lacrymale apparaît un cordon pédiculisé qui s'en détache, puis devient creux au centre et constitue ainsi la voie d'excrétion des larmes. Ewetzki, suides embryons de veau, a vu naître tout le long de la fourche lacrymale, entre la cinquième et la sixième semaine, une crête qui s'enfonce dans le mésoderme et devient canaliculée sur des embryons de 10 centimètres. Primitivement elle est formée de deux couches de cellules ectodermiques ; les externes cubiques se colorent fortement, les internes rondes, claires et souvent dépourvues de noyau, ne tardent pas à disparaître pour faire place à la lumière du canal. Le mésoderme qui entoure le tube épilhélial concourt à la formation du chorion muqueux et des parois osseuses. Pour Ewetzky, les canalicules lacrymaux naîtraient de la bifurcation du conduit nasal primitif. Ils s'ouvrent dans le sillon oculo-palpébral, et ce n'est qu'ultérieurement que leur extrémité se rapproche des bords libres. Légal 4 admet le môme mode d'évolution du canal nasal, qui se prolongerait en haut pour constituer en même temps le canalicule supérieur. Quant au canalicule inférieur, il se formerait plus tard par bourgeonnement.

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