CHAPITRE VIII
Les affections de la glande lacrymale, dans ses deux portions orhitaire et palpébrale, sont bien connues. Il n'en est pas ainsi de celles du système glandulaire de Krause, ce qui lient au petit volume et à la dissémination des glandules dont l'anatomie et le rôle ont passé inaperçus. Le peu que nous savons sur leur pathologie a été exposé à propos de la conjonctive. Dans ce qui va suivre, il sera donc exclusivement question des portions orbitaire et palpébrale de 4a glande.
La glande lacrymale peut être atteinte lors de plaies pénétrantes de l'orbite, ou de blessures intéressant la partie externe de la paupière supérieure ; un projectile s'y loge parfois comme dans l'observation de Larrey'. Tant qu'il ne s'ajoute pas d'infection, la solution de continuité se cicatrise sans aucun trouble sécrétoire appréciable. Ce n'est que lors de plaies contuses qu'on a signalé (v. Grœfe2 et noûs-même5) la hernie de la glande; dans les deux cas, il a suffi de suturer la peau pour obtenir la guérison. Une fistule persistante n'a été notée qu'à la suite de plaies mâchées, d'abcès palpébraux ou d'ulcérations lupiques (Arlt4). L'ouverture s'établit à peu près constamment du côté de la peau; seul Jarjavay5 rapporte un cas où le trajet était conjonctival.
En fait de trajet fistuleux remontant à la naissance, nous ne saurions citer que l'observation de Steinheim6, relative à une fille de