‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 228 sur 344 · Scidiidt. Uebcr d. Krankh. d. Thrânenorgans, p · texte numérisé non relu

Scidiidt. Uebcr d. Krankh. d. Thrânenorgans, p

Celle de v. Grsefe1 concernant une femme qui portait à la partie externe du fornix supérieur une tumeur du volume d'une pelite noisette parait mieux assise. En renversant la paupière, on apercevait sous la conjonctive un kyste transparent à reflet bleuâtre, du sommet duquel s'écoulait, par un fin conduit excréteur, du liquide clair comme de l'eau. Lorsqu'on irritait la conjonctive, le kyste acquérait le double de volume, et le même phénomène se produisait chaque fois que la malade pleurait ou s'exposait à l'air. Après passage d'un séton filiforme et section du pont intermédiaire neuf à dix jours plus tard, on put s'assurer que la face interne était uniformément lisse, d'où l'on a conclu qu'il s'agissait de dacryops par rétention.

De Wecker2 chez un homme de quarante-six ans. énucléé un an auparavant, trouva à la partie externe du cul-de-sac un kyste trilobé à parois fort minces, du volume d'une noisette ; la collection disparut après ablation de la paroi antérieure de la poche.

Dubrueil5 rapporte un cas de kyste palpébral dont la face interne était recouverte d'épithélium identique à celui des conduits excréteurs de la glande lacrymale.

Broca" en décrit un autre analogue du volume d'un œuf de pigeon. Sur sa surface conjonctivale. il y avait deux orifices principaux et quelques autres plus petits, qu'il envisage comme étant ceux de la glande de Rosenmùller. Le liquide analysé par 0. Réveil contenait 06 à 97 pour 100 d'eau, 2 à 5 d'albumine. 0,78 de sels et des traces de matière grasse. Sa fluidité, sa transparence parfaite et sa richesse en chlorure de sodium le rapprochaient des larmes, dont il ne différait que par la proportion plus élevée d'albumine.

Desmarres n'en a pas moins nié le dacryops qu'il envisageait comme une expansion à la paupière des kystes de l'orbite.

Nos connaissances ne sont guère plus précises au sujet des vrais kystes de la portion orbi taire de la glande. Schmidl en relate un situé au centre, ayant provoqué de l'exorbitis avec un état variqueux de la veine ophtalmique. Comme l'auteur décrit une double paroi, l'externe dense, l'interne très mince transparente avec interposition de liquide identique à celui de la poche, il y a lieu de songer plutôt à un cysticerque.

Le fait de Bérard3 est plus contestable encore. La tumeur, survenue après un traumatisme du rebord de l'orbite et du volume d'un œuf de pigeon, adhérait à la voûte et contenait un liquide gélatineux, riche

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