Talko, Klin. Mbl
préoccuper. Lors d'orifice à la peau, ou voit sourdre continuellement des larmes, et pour y porter remède, le mieux est de fendre eu long le canalicule, d'aviver et de suturer le trajet. Lecomle1 visait le même résultat en plaçant au fond de la perte de substance une anse de lit métallique dont les deux bouts serrés progressivement coupaient la conjonctive.
Anomalies congénitales. — Nous avons mentionné déjà l'absence des points et des conduits lacrymaux. Une autre anomalie consiste dans la présence de canalicules surnuméraires, dont Behr, Mackenzie, Rau, Zehender'2, Grsefe3, Weber4, Schirmer5 et Steffan0 ont cité des exemples. Dans le fait de Zehender, il y avait à la paupière supérieure deux canalicules juxtaposés, s'ouvrant par deux points distincts sur la même papille, tandis que dans celui de Steffan l'un d'eux débouchait à 2 millimètres plus en dehors. L'observation de Schirmer est relative au canalicule inférieur apparaissant à nu dans sa longueur, comme s'il avait été fendu. L'auteur y voit un arrêt évolutif du bourgeon épithélial qui le constitue. En introduisant un stylet, il put s'assurer que la paroi existait, mais qu'elle était extrêmement mince. La multiplicité des points est une curiosité tératologiqueetne comporte aucune intervention, sauf s'il s'ajoute une sténose congénitale.
L'inflammation du sac lacrymal qui se lie à celle du canal nasal constitue une affection commune et tenace; le nom de dacryocystite sert à la désigner. Son histoire clinique comprend deux grandes périodes : l'une s'étendant depuis l'antiquité jusqu'à Anel; l'autre, de ce dernier jusqu'à nos jours.
Pour les anciens, la tumeur lacrymale était une maladie du grand angle de l'œil, et suivant qu'elle s'accompagnait ou non de fistule, on l'appelait œgilops ou anchylops. S'il se formait du pus, ils y voyaient un abcès, Vapostème allant jusqu'à la carie de l'unguis, ou bien un kyste muqueux, le méiicëris de l'époque.
La vraie nature de l'affection n'est connue que depuis Anel, qui