ENOPHTALMIE
fente palpébralé. Dans l'attitude penchée de la tète, exophtalmie de 6 millimètres; ce qui donne 12 millimètres pour l'excursion totale du globe. V = 1 ; fond d'œil normal; mobilité à peu près conservée; arrêt de développement de la face du même côté.
L'auteur l'ait remarquer que son cas est le seul où Fenophtalmie traumatique se transformait en exophtalmie. Nous pensons qu'il s'agissait plutôt ici d'enophtalmie variqueuse.
Low1. — Coups de pied de cheval au niveau de l'œil gauche, avec perte de connaissance pendant deux jours. Enophtalmie de 6 millimètres; pupille mydrialique; milieux clairs; nerf optique en voie d'atrophie. Il attribue l'enophtalmie à la rétraction cicatricielle du tissu graisseux, après fracture des parois osseuses.
Béer2 relate deux cas : 1° Garçon de quinze ans qui, après une chute contre une pierre, vit survenir huit jours plus tard une enophtalmie de l'œil gauche. V — 1 ; fond d'œil normal. 2° Coup de pied de cheval sur l'œil droit, avec perte de connaissance et vomissements; quelque temps après, ptosis; cicatrice linéaire non adhérente au niveau du sourcil ; enorbitis de 7mm,4 à droite et 5 à gauche ; irido-dialyse partielle, tonus normal ; pouls veineux et légère névro-rétinite. L'auteur se rattache à la théorie de la vaso-conslriction sympathique.
Le cas de Tweedy3, concernant une fracture du maxillaire supérieur avec destruction du globe, se rapporte plutôt à la microphtalmic traumatique; un autre de Langcnbeck.4, relatif à une forte compression de la face, ayant déterminé la fracture des os du nez et la pénétration du globe dans l'antre d'IIighmore, rentre dans les luxations du globe. Il en est ainsi de celui de J. Colin5.
Nous avons tenu à résumer ces observations pour montrer qu'il est des cas légers ne s'accompagnant d'aucun trouble sérieux, et de graves, avec déviation latérale du globe, paralysie des muscles oculaires et atrophie optique. Pour ce qui est de la pathogénie, la question nous parait difficile à résoudre, attendu que nous manquons d'examens anatomiques. S'agit-il, comme le veut Gesner, d'une inflammation cirrhotique du tissu graisseux; d'adhérences rétractiles entre les parois osseuses et le globe, comme le prétend Bccker; ou encore de troubles trophiques liés à la vaso-constriction du sympathique, ainsi que le soutiennent Béer et Talko ; c'est ce que nous ne saurions affirmer ([liant à présent.