Durdufi, Deutsch. Med. Woch., p
cule acoustique. De son côté. Bienfait1 a pu, en enlevant les corps restiformes, déterminer des troubles circulatoires, la tachycardie, l'hyperhémie de la tète et de l'oreille, le gonflement du corps thyroïde, et, dans 57 pour 100 des cas, de l'exophtalmie. D'autre part, le signe de v. Graefe, la diminution du réflexe lacrymal, la restriction de l'amplitude de convergence, Pophtalmoplégie externe (Ballet), la paraplégie, les crampes, la polyurie, la glycosurie, l'albuminurie, les troubles mécaniques de la respiration, témoignent que le bulbe est intéressé.
En ce qui concerne l'exophtalmie en particulier, l'énorme dilatation des vaisseaux artériels et veineux de l'orbite, à quoi l'on peut ajouter, comme le veut Mules, la stase lymphatique par paralysie des vasomoteurs, suffisent à l'expliquer. L'hypertrophie du tissu graisseux est consécutive, et comme telle n'a été rencontrée que dans les cas chroniques. Quant à la contracture du muscle orbitaire de II. Muller, qui produirait, en même temps que l'exophtalmie, l'entre-bâillement des paupières, on ne peut raisonnablement l'admettre. Ce muscle en effet, réduit chez l'homme à quelques fibres lisses perdues dans la fente sphéno-maxillaire et la capsule de l'œil d'après Sappey, est loin d'avoir la force de son antagoniste, l'orbiculaire, dont, l'importance explique bien mieux la lagophtalrnie. D'ailleurs, comment comprendre l'excitation permanente d'un muscle?
L'incoordination du mouvement ascensionnel des yeux témoigne simplement que la lésion envahit les tubercules quadrijumeaux, envisagés depuis Adamuck" comme le centre des mouvements associés des yeux. Les troubles trophiques, chute des cheveux, des cils et des poils, atrophie des mamelles ; les dermatoses concomitantes, y compris le xanthélasma, le vitiligo et jusqu'aux ulcérations de la cornée et la gangrène des extrémités, plaident également en faveur d'un siège central. Du reste ne savons-nous pas que les malades appartiennent tous plus ou moins à la catégorie des névropathes héréditaires, ce qui est peu en harmonie avec une origine périphérique.
Le diagnostic ne saurait être douteux que dans les formes frustes, et lorsque l'affection succède à un goitre ordinaire, ou à des néoplasies du corps thyroïde. Presque toujours alors, les symptômes cardinaux se dissocient, ou sont peu accentués, outre qu'il s'ajoute souvent des phénomènes pupillaires, particulièrement du myosis, témoignant de la compression du sympathique au cou.
Le pronostic, excepté dans la forme suraiguë et chez les individus âgés, n'est pas très grave. D'après les statistiques de v. Grœfe et de
1. Bienfait, Bull, (le VAcad. Iioy. de Mcd. Belge, 1890, n° S.