Piecss, Wien. Med. Presse. n
et Rubinsky1) et dix fois il était normal (Boyer', Manz", Snell\ Max Mayer\ LangVTalko7, Czerraak8, Mitwalsky9 (2 cas) et nous10).
La tumeur sous-palpébrale est lisse, rénitente, avec fluctuation manifeste. La peau de la paupière inférieure, distendue, mais nulle part adhérente, permet de voir la coloration gris ardoisée ou légèrement bleuâtre du kyste. Un certain degré d'ectropion n'est pas rare. Par une pression antéropostérieure, la poche se laisse refouler, mais sans se réduire de volume, comme lorsqu'il s'agit d'angiome orbitaire. Pendant les mouvements de l'œil opposé, elle se déplace dans le même sens, preuve qu'elle a des connexions avec le globe correspondant. Son volume varie de celui d'une noisette à celui d'une noix ou d'un œuf de pigeon. Exceptionnellement elle remplit l'orbite, ou même fait saillie sur la joue, comme dans les observations de Sogliano", Jones12 et SnelP. Dans la seconde de Mitwalsky, elle avait déprimé le rebord orbitaire inférieur.
Grâce à ces caractères, et en tenant compte de l'apparition du kyste dès la naissance, de son siège invariable en bas et en dedans sous la paupière inférieure, et de sa combinaison fréquente avec la microphtalmie on la cryptophtalmie, on ne peut confondre le kyste avec aucune autre production. Ceux de petit volume, appendus à un œil rudimentaire, tels qu'on en observe dans la microphtalmie, ne sauraient être reconnus qu'à la dissection, ainsi qu'en témoignent les faits de Arlt, Wallmann14, Manz et Ssemisch15.
L'anatomie pathologique offre un intérêt d'autant plus grand que la pathogénie de ces kystes est encore le sujet de nombreuses divergences.
Wallmann, dans la pièce qui lui avait été confiée par Arlt, trouva la poche reliée, non au globe rudimentaire, mais au cordon fibreux du nerf optique. Dans un second cas, à la place des yeux, il y avait deux poches sous-palpébrales, remplies de liquide filant, albumineux, et près de l'insertion du nerf atrophié le cristallin et des éléments