‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 31 sur 344 · DÉVIATIONS CONJUGUÉES DES YEUX · texte numérisé non relu

DÉVIATIONS CONJUGUÉES DES YEUX

Munk et Schafer ont provoqué des mouvements oculaires associés, en excitant un point quelconque de l'écorce des hémisphères, surtout au niveau du lobe occipital. Les résultats restent les mêmes quand on isole la portion occipitale de l'écorce de celle du reste de l'hémisphère ; constamment les yeux se dévient du côté opposé à l'excitation, pourvu qu'on se borne à de faibles courants induits.

La clinique confirme les résultats de l'expérimentation. Dans certaines lésions hémisphériques accompagnées d'excitation, les yeux se dévient du côté opposé, alors que dans celles paralytiques pures il y a abolition des mouvements volontaires. En supposant la destruction corticale d'un hémisphère et l'excitation de l'autre, les yeux tournent dans le sens du premier.

Nous n'insisterons pas d'avantage sur cette question d'ordre essentiellement médical. Nous avons tenu seulement à montrer la signification des déviations conjuguées au point de vue de l'ophtalmologie. Ajoutons du reste que les rapports qui existent entre ce noyau 'de roculo-moteur d'un côté et celui de l'abducens du côté opposé, ainsi que l'entrecroisement sur la ligne médiane des deux pathétiques, expliquent suffisamment cet ordre de phénomènes.

NYSTAGMUS

Sous lé nom de nystagmus on entend un état caractérisé par des mouvements rythmiques des yeux, indépendants de la volonté. Les saccades dont il s'agit sont influencées par la distance de l'objet fixé, la direction du regard dans l'espace, les attitudes de la tète, les impressions morales, la veille ou le sommeil et le degré de clarté

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