Knapp, Arch. of Olology, t. XXII, n
LABYRINTHE ETHMOIDAL. 489
Mucocèle du labyrinthe de I'ethmoïde, ouverte par la munie voie, guérison rapide.
Cas analogue au précédent, traité de môme avec succès.
Empyème sphéno-ethmoïdal ; l'ouverture le long de l'orbite fut
suivie de fistule qui persistait trois ans après.
Même résultat dans un cas similaire, constaté, après quatre mois.
Polysinusitej ouverture faite par l'orbite: mort par méningite douze jours après.
La poche kystique évolue lentement sans signes inflammatoires. Elle occupe le côté interne de l'orbite; de consistance dure au début au point de simuler une exostose, elle devient plus tard fluctuante.
L'âge des sujets varie de quatorze à vingt-sept ans. Le liquide contenu est muqueux. La ponction avec injection modificatrice, ou la large ouverture avec curettage de la cavité, amènent presque toujours la guérison; il est rare de rencontrer des séquestres.
Un état non moins curieux est celui décrit par Pricstley-Sniilh1 sous le titre d'écoulement séreux continu par le nez- arec atrophie optique et autres symptômes cérébraux. Pour l'auteur, il s'agirait d'une inflammation polypoïde du sinus sphénoïdal et du labyrinthe de I'ethmoïde. Ajoutons qu'il signale chez un de ses malades, outre l'obstruction de la narine droite par des polypes, la proéminence du front. Le liquide s'écoulait de la narine opposée, et la quantité s'élevait de douze à quinze onces par vingt-quatre heures. De réaction alcaline, le liquide contenait des chlorures, peu d'albumine et pas de sucre; son poids spécifique était de 1008 ; caractères qui ne permettent pas de songer au liquide céphalo-rachidien, comme dans le cas d'hydrocéphalie avec atrophie optique cité par Lober2. Des observations de Prieslley-Smilh on peut rapprocher celles de Baxter7', Elliotson* et Nctlleship3.
En règle, il s'agit d'individus jeunes, chez lesquels l'écoulement a été précédé de céphalées, d'étourdi ssements et de faiblesse motrice. Bientôt s'ajoutent la névrite et l'atrophie optique, parfois plus prononcée d'un côté que de l'autre, avec prédominance du rétrécissement visuel temporal. L'anosmie existait dans le cas de Neltleship, en môme temps que de l'exophlalmie et de la tachycardie ; dans celui de Baxter il y avait goitre.
11 est probable que l'écoulement en question, qui soulage momentanément les malades, dérive du liquide céphalo-rachidien sous pression, bien que la voie de sortie nous échappe, à moins d'admettre comme
1. Priestleï-Ssiith, Opht. Hcv., janvier 1884. .2. Leder, Arch. f. Opht., XXIX, 1, p. 273. 5. Basteii, Brain., p. 525, 1882.