‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 42 sur 344 · Waldeyeii, Griefe vnd Sxmisch Handb., t. I. p · texte numérisé non relu

Waldeyeii, Griefe vnd Sxmisch Handb., t. I. p

nombreuses papilles vasculaires, et il n'est pas rare de rencontrer chez les sujets à peau brune des cellules pigmentées. Chez les animaux, Manz a signalé des glandules sacciformes qui renferment des noyaux libres, des cellules épithéliales et un détritus finement granuleux.

D'après Stromeyer, Kleinschmidt, Henle et Ciaccio, elles existeraient également chez l'homme, alors que Waldeyer les met en doute.

Le pli semi-lunaire , membrane nictitante des oiseaux, troisième paupière des animaux, se réduit chez l'homme à un simple repli de la conjonctive ayant la forme d'un croissant; il renferme du tissu sousconjonctival et des vaisseaux. Son bord libre concave et comme tranchant regarde en avant et en dehors; celui adhérent, dirigé en sens inverse, se trouve caché par la caroncule; la face postéro-externe se moule sur la convexité de la sclérotique. Lors de l'abduction de l'œil, ce repli se développe dans son entier, tandis que pendant l'adduction il est attiré par l'expansion lénonienne du muscle droit interne qui aboutit à la caroncule et au ligament palpébral interne. Entre ce repli et le globe, il existe un sinus où peuvent se loger des microbes et divers corps étrangers; c'est également à cet endroit que s'ouvre le canal excréteur de la glande de Harder chez certains animaux, tels que le lapin. Dans l'espèce humaine la troisième paupière est dépourvue de cartilage et de muscle propre.

La caroncule lacrymale, appelée autrefois lac des larmes, est une dépendance du derme, ou plus exactement des bords palpébraux euxmêmes. Enclavée dans la commissure interne, elle constitue une saillie arrondie qui, par une sorte de pédicule effilé, plonge vers le cul-de-sac inférieur de la conjonctive. De sa surface rugueuse émergent 15 à 15 poils lanugineux ordinairement incolores pourvus de glandes et de graisse, que l'on aperçoit à l'œil nu comme autant de points jaunâtres.

Malgré ses dimensions exiguës, la caroncule, à l'instar des paupières, réunit un grand nombre d'éléments anatomiques tels que : derme, libres musculaires lisses et striées, graisse et, d'après Waldeyer, des glandes sudoripares modifiées rappelant celles deMoll, dont les unes s'ouvrent librement à l'extérieur, les autres dans des glandes sébacées.

Krause, Ciaccio, Tartuleri, Stieda, Cirincione, ont rencontré 1 à 4 glandes aboutissant à un ou deux canaux excréteurs. Tout ce système serait pour eux l'analogue des glandes lacrymales de la conjonctive. Notre chef de laboratoire, A. Terson1, est arrivé à la même conclusion que ces auteurs, et, sur 12 caroncules éclaircies par un mélange d'acide acétique et tartrique, il n'a rencontré, qu'une seule grosse glande centrale, bilobée ou multilobée, se terminant par un large canal excréteur

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