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lkk PATHOLOGIE DES PAUPIERES.
aussi faut-il les suturer aussitôt, surtout lorsque le bord palpébral est intéressé. Sans cela, il subsiste une encoche disgracieuse, outre qu'il peut en résulter de l'ectropion ou de l'entropion cicatriciels.
Pour les plaies confuses résultant de chutes, de coups directs, de projectiles de guerre, la suture a peu de chances de réussir, sans compter qu'elle expose à des accidents phlegmoneux en s'opposant à la sortie du pus. Le mieux est donc de s'en abstenir, sauf à y recourir plus tard, et de prévenir la suppuration grâce à des pansements antiseptiques.
Les plaies confuses du sourcil offrent cette particularité qu'elles deviennent linéaires, à cause de l'angle tranchant du bord supéroexterne du frontal qui coupe les parties molles. La présence de nerfs sensitifs nombreux, lacrymal, frontaux externe et interne, nasal, fait que les cicatrices restent souvent douloureuses et peuvent provoquer plus lard du blépharospasme ou de l'amblyopie réflexe.
Tout traumatisme peut se compliquer de corps étrangers ; les fragments de verre, de pierre, de bois, de métal, et les grains de plomb sont les plus fréquents. La petitesse apparente de la plaie et même sa cicatrisation rapide n'excluent pas leur présence. Il faut se rappeler l'observation classique rapportée par Nélaton, où un bout de canne ayant traversé l'orbite et les fosses nasales, blessé la carotide interne et le sinus caverneux du côté opposé, n'empêcha pas la plaie de se fermer.
On est mis sur la voie par la persistance de la suppuration, ou l'apparition de complications tardives telles que : exophtalmie, abcès profonds, paralysie des nerfs contenus dans l'orbite. Souvent le hasard seul fait découvrir le corps étranger dans le cours d'une intervention, ou lorsque celui-ci, de profond qu'il était, se rapproche des téguments.
BRULURES DES PAUPIÈRES
Les brûlures des paupières sont fréquentes et font le plus souvent partie de celles de la face. On en observe à tous les degrés, depuis l'érythème jusqu'aux eschares profondes. Elles sont produites par des liquides bouillants, eau, lessives alcalines, huiles et graisses, par des gaz enflammés ou explosifs, par des chutes sur un fourneau, un poêle, un brasier, ce qui est le cas pour les enfants en bas âge et les personnes prises de syncope ou d'attaque d'épilcpsie.
Parmi les agents chimiques, la chaux, la potasse, l'ammoniaque, le phosphore et surtout l'acide sulfurique sont le plus souvent en cause. Outre leur gravité, ces brûlures produisent très promptement
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des brides cicatricielles hideuses qui ne tardent pas à ectropionner totalement les paupières ou à les souder contre le globe.
Le traitement ne diffère pas de celui des brûlures en général. S'opposer dans la mesure du possible au renversement cicatriciel et à l'adhérence anormale, telle doit être notre principale préoccupation.
Dans ce but, on conseille de déchirer les brides à mesure qu'elles se forment, d'interposer des corps isolants, coques de verre, mèches, plaques métalliques, ou bien de recourir à la suture temporaire des bords libres, réservant pour plus tard les procédés plastiques dont il va être question.
Contre les brûlures produites par la chaux, Gosselin avait proposé comme moyen neutralisant des lotions avec de l'eau sucrée dans le but d'obtenir un saccharate de chaux dénué de toute action caustique. Fiorry1. dans un cas, fit des lavages au sublimé à ~^j et appliqua de la poudre d'iodotbrme; grâce à ces moyens combinés, il ne subsista qu'une tache légère sur la cornée avec traces de ptérygion.
Les opérations que l'on est appelé à pratiquer sur les paupières sont nombreuses et variées. Déjà nous avons parlé du mode d'ablation des chalazions, des orgelets, des kystes sudoripares, et des procédés qui conviennent à la lagophtalmie paralytique et au spasme de l'orbiculaire. Dans l'exposé qui va suivre, à côté du manuel opératoire, nous décrirons l'état auquel il se rapporte. Ce sera donc une description mixte, pathologique et opératoire à la fois.
Nous commencerons par les opérations les plus simples et qui sont d'un emploi courant, pour terminer avec la restauration des paupières ou blépharoplastie.
A. — TARSORRHAPHIE
La larsorrhuphie se propose de restreindre la fente palpébrale dans un but thérapeutique. La soudure se borne à la commissure externe et dans ce cas on l'appelle cantorrliaphie. ou au milieu des bords libres, ce qui constitue la tarsorrliapliie médiane, déjà décrite à propos du ptosis paralytique.
L&cantorrhaphïe, imaginée par Walther'2, trouve sa principale indication dans certaines protrusions du globe, congénitales ou acquises.