‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 82 sur 344 · Adams, Pract. obs. «» ectrnp., 1812, p. i · texte numérisé non relu

Adams, Pract. obs. «» ectrnp., 1812, p. i

de suture entrecoupée. Cette pratique, en dehors des cas où il s'agit

d'une forte bride cicatricielle, est inacceptable. Walther1, dans l'ectropion sénile, procède comme v. Ammon, sauf

que l'excision en V occupe la commissure et intéresse la peau seule

(fig. 208).

Lors d'ectropion sénile compliqué de forte rétraction du derme, les

difficultés sont autrement grandes. On pourrait songer à l'autoplastie

à lambeau, combinée à la tarsorrhaphie complète, maison hésite à y

recourir, par crainte d'une difformité nouvelle.

De Grsefe'" proposa de mobiliser la peau rétractée à l'aide d'une

incision intermarginale allant de la commissure externe au point

lacrymal, et de deux autres perpendiculaires de 10 à 12 millimètres

partant des extrémités de la première. Le lambeau ainsi délimité est disséqué en dédolant quelque peu au delà de sa base, et on l'attire avec des pinces jusqu'à ce que l'ectropion soit corrigé. On réunit ses bords latéraux à la peau voisine, sauf en haut; et comme en ce point les angles dépassent de chaque ":è les iCre

téguments, on les rabal par deux sections obliques. Le h .( obtus

ur

qui en résulte est réuni finalement à la plaie intermargïnale, en ayant

soin de fixer les fils avec du sparadrap ou du collodion sur la peau du front. L'immobilité de l'œil sous un bandage compressif est indispensable pendant les premiers jours, afin d'assurer la cicatrisation immédiate (fig. 209).

Au lieu de ce procédé quelque peu compliqué el dont l'efficacité est discutable, nous en avons tenté un autre emprunté à Mirault d'Angers. Après avoir disséqué un lambeau triangulaire de peau à base tournée du côté du bord ciliaire, on le fait pivoter de façon que sa face cruentée regarde en avant et celle épidermique en arrière; son sommet est alors engagé sous un pont de peau au-dessous du sourcil où on le fixe par la suture. Bien que nous ayons eu soin de laisser le lambeau en place pendant trois mois consécutifs, une fois libéré, l'ectropion s'est reproduit comme avant. C'est dire que ce procédé ne mérite guère plus de confiance que celui de v. Graefe.

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