‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 83 sur 344 · De Grsfe, Arch. f. Ophl., IX, I, p · texte numérisé non relu

De Grsfe, Arch. f. Ophl., IX, I, p

Procédé de v. Grîefe.

ECTROPION CICATRICIEL. 161

La tarsorrhaphie totale, maintenue pendant un an ou deux, ne serait guère plus efficace, et nous lui préférons de beaucoup l'opération de Szvmanowski, combinée à la mobilisation de la conjonctive tarsale, qu'on attire en arrière et en bas au moyen de l'anse de Snellen. Le fil métallique laissé en place est serré progressivement jusqu'à ce qu'il coupe tous les tissus avant sa cbute. Il en résulte une nappe cicatricielle sous-muqueuse qui désormais lutte contre la rétraction du derme.

Kuhnt1, s'inspirant d'Adams, propose contre l'ectropion sénile l'excision en Y du tarse à son milieu, en respectant la peau et l'orbiculaire.

Nous pensons qu'on ne doit y recourir que dans les ectropions complets de longue date, où le tarse s'éverse et s'allonge démesurément. Même alors, il faut éviter que le point de suture marginal, venant à couper, il n'en résulte une encoche disgracieuse et la déviation des cils correspondants. A part ces restrictions, le procédé mérite d'être gardé. Du reste L. Mùller* a cherché à y remédier en procédant comme il suit :

Par une incision, il dédouble le bord libre dans une longueur deux fois plus grande que la base du V tarsal qu'on se propose d'exciser. Après avoir retranché un triangle à la partie interne du tarse détaché, il en fait autant à la peau vers l'extrémité opposée de la ligne de séparation, et il ne reste qu'à suturer les bords respectifs entre eux. Pour cela, il place un point au sommet de la perte de substance faite au tarse et quatre autres étages obliquement, allant de la lèvre externe de celle-ci à la peau mobilisée et attirée vers la commissure externe.

L'ectropion cicatriciel est la forme la plus grave; aussi les chirurgiens autoplastes ont-ils tous cherché à en corriger les mauvais effets. Les procédés sont nombreux, mais nous ne signalerons que les principaux, qui se rattachent, les uns à la méthode -française ou par glissement, les autres à celle dite indienne. Exceptionnellement on a recours à la méthode italienne ou de Tagliacozzi et à l'hétéroplastie.

Comme bonne autoplastie par glissement, il faut signaler celle proposée par Wharton-Jones et Sanson.

Étant donné un ectropion cicatriciel de la paupière inférieure, on circonscrit la cicatrice par deux incisions en V ouvert en haut; on dissèque le lambeau triangulaire de la pointe à la base, et après avoir détruit chemin faisant les adhérences profondes, on affronte les bords latéraux à partir du sommet de la surface cruentée aussi haut que

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