‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 91 sur 344 · Knapp, Arch. f. Aug. und Ohrenhcilk., t, I, p. 1 et · texte numérisé non relu

Knapp, Arch. f. Aug. und Ohrenhcilk., t, I, p. 1 et

3. Sf.iuie, Traité de l'art de restaurer les difformités de la face, 1842, p. 404.

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pière inférieure pour restaurer la supérieure. Dans ce but il taille en plein milieu de la première un lambeau qu'il attire directement en haut pour le fixer à la perle de substance de la seconde. Les lèvres latérales de la perte de substance sont suturées ensemble, et une fois la cicatrisation obtenue, il coupe le lambeau à sa base. Wiecherkcwicz1 a publié récemment un procédé analogue.

Une autre façon de tirer parti de la paupière inférieure en faveur de la supérieure consiste, après réunion par tarsorrbaphie totale, à emprunter à l'une ce qui manque à l'autre. C'est ce que nous avons fait bien des fois depuis plus de vingt ans, à l'exemple de Dcnonvilliers. Il reste entendu que cette méthode s'applique exclusivement aux cas où les bords ciliaires n'existent plus.

Les procédés avec torsion du lambeau, d'après la méthode indienne, sont nombreux. Le plus anciennement connu est celui de Fricke, qui se pratique ainsi : Excision totale de la bride, ce qui permet de ramener la paupière ectropionnée à sa position normale; emprunt sur la tempe, le front ou la joue d'un lambeau à pédicule attenant à la perte de substance et de forme voulue. On le fait pivoter sur lui-même, et on le suture de manière à obtenir une coaptation parfaite. Pour réussir, il

faut que le lambeau COlll- Fig. 221. — Procédé de Fricke.

prenne la peau et le

muscle orbiculaire, vu que trop mince il risque de se sphacéler. 11 sera de \ ou de { plus grand que la brèche à combler, et l'on doit éviter toute striction forte des fils à suture. Rarement on est obligé de recourir à la ligature ou aux pinces à pression pour arrêter l'hémorrhagie. L'antisepsie la plus sévère et le port d'un bandage occlusif pendant les premiers jours sont de rigueur.

Cette méthode, d'où dérivent les procédés de Blasius et de Denonvilliers, est d'une application courante, et pour notre compte nous lui devons de très bons résultats. Les seules causes d'insuccès tiennent à la nature cicatricielle du lambeau d'emprunt et à l'épaisseur insuffisante du pédicule.

Lors d'ablation des commissures pour cancroïde, par exemple,

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