‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 90 sur 344 · Szïmasowskï, Greefe u. Sœmisch, III, p · texte numérisé non relu

Szïmasowskï, Greefe u. Sœmisch, III, p

procédé primitif de Dieflenbach. Après avoir circonscrit la cicatrice ou la tumeur à exciser au moyen de deux sections en V à branches courbes, il taille un lambeau carré à bords également arqués, qu'il fixe par des sutures, laissant à nu la surface d'emprunt.

Burow1 enlève en triangle la paupière malade, puis il dissèque à la tempe un lambeau de même forme et de même grandeur, opposé au précédent par le sommet. Après mobilisation des côtés de, ad, ac, il parvient à combler à la fois les deux pertes de substance. Le lambeau

Fig. 219.

Procédé de Burrow.

Fig. 220.

Réunion des lèvres de la plaie.

ainsi découpé revêt la forme d'une baïonnette, dont le côté médian horizontal ad représente le bord libre de la nouvelle paupière.

L'inconvénient de ce procédé est qu'il entraîne un tiraillement considérable des lambeaux, ce qui les expose à se déchirer; aussi l'auteur conseille d'étaler sur les épingles à suture du collodion, qui permet de les enlever en cas de tension trop forte. Si le collodion cède, il recourt à la suture enchevillée à distance, qu'on laisse en place deux à trois jours.

Knapp"2, dans l'ablation d'un cancroïde du grand angle, eut également recours à la méthode par glissement. Comme il disposait d'une partie de la paupière inférieure, il prolongea la fente palpébrale au dehors, fit une seconde incision parallèle à la base de la paupière, et attira fortement le lambeau cutané rectangulaire du côté interne, pour le fixer à un second lambeau carré plus petit mais plus large pris sur le dos du nez.

Serre3, de Montpellier, a cherché à utiler dans certains cas la pau-

1. Boitow, Beschreibung einer neuen Transplant. Methotlc, Berlin, 1850.

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