‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 108 sur 547 · Hisser, Klin. Vortrâge u. Augenh., p. 163, 1860, Prague · texte numérisé non relu

Hisser, Klin. Vortrâge u. Augenh., p. 163, 1860, Prague

L'éliologie de cette kératite est mal connue. Le plus ordinairement, il s'agit d'irido-cyclites et de choroïdite chroniques tant spontanées que traumatiques, ou encore d'yeux staphylomateux et désorganisés par un glaucome ancien.

Il ne faudrait pas croire pourtant que cette affection ne puisse se montrer sur des yeux indemnes. Perlia1 en cite un exemple concluant chez un individu atteint dhémicranie du même côté. Nous ajouterons qu'on en a observé dans le cours de la fièvre intermittente ou après forte compression de l'œil (Schmidt2 et Michel5). Enfin on ne doit pas omettre la variété qui succède à de légers traumatismes de la cornée, signalée par Hansen-Grut et déjà décrite à propos de la kératite herpétique.

Warlomont et Testcin4 furent les premiers à différencier de l'herpès cornéen la kératite huileuse, qu'ils appelaient œdème chronique ou hydropisie. D'après eux, l'affection se montre sur des yeux atteints d'ophtalmies graves, de staphylomes ou de glaucome; la collection séreuse siège entre l'épithélium et la lame élastique de Bowman.

Sœmisch5, puis ses élèves Schmidt et Chantraine6 ont soutenu la théorie de la dilatation des canaux lymphatiques.

Par contre, R. Brugger7 et avant lui Leber8 expliquent la formation de la bulle par la dégénérescence hydropique des cellules profondes de l'épithélium. Brugger, ayant étudié histologiquement un œil glaucomateux présentant ce genre de kératite, trouva, au niveau de la plus grosse vésicule, la membrane de Bowman érodée par places; mais il ne put préciser si la perforation avait procédé de dehors en dedans, ou inversement, le long du trajet des nerfs cornéens terminaux, comme le veut Fuchs9.

Landsberg admet la filtration de l'humeur aqueuse sous tension à travers la cornée; mais, depuis que Leber a prouvé par des expériences l'impossibilité de ce passage, tant que l'cndothélium est intact, cela ne saurait être soutenu. D'ailleurs, les faits démontrent que cette affection peut évoluer sur des yeux normaux ne présentant aucun signe de glaucome. Aux observations de Perlia, Schmidt, Michel et autres, nous ajouterons celles de Krautwurst'°etde Covvell" relatives à

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