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OPACITES OU TAIES DE LA CORNEE. 279
cléation, en débarrassant le malade d'un organe gênant eL inutile, le mettra à l'abri des accidents sympathiques.
La sclérose de la cornée, ainsi appelée par de Graefe, se mon lie de préférence à la périphérie, sous la l'orme de plaques blanc-bleuâtres. tirant exceptionnellement sur le jaune. Leur contour est festonné, lorsque deux ou plusieurs foyers se touchent. Ces caractères et l'aspect mat tendineux distinguent nettement la sclérose des leucomes cicatriciels.
D'ordinaire elle succède à l'épiscléritis. à la scléro-choroïdite antérieure, plus rarement à la conjonctive granuleuse chronique, comme dans l'observation deE. Berlin1, ou à certaines variétés graves de kératite. parenchymateuse.
Une fois établie, la sclérose n'a aucune tendance à rétrograder, ce qui permet de ne pas la confondre avec les nébulosités passagères symptomatiques du glaucome, ou dues à une forte compression de la cornée.
Nous possédons peu de notions au sujet de l'anatomie pathologique. Bàumgarten2 et Berlin (/. c.) ont trouvé l'épithélium intact, tandis que le stroma offrait, d'après le premier de ces auteurs, des amas graisseux et une transformation moléculaire régressive des fibrilles devenues troubles. Pour Berlin, le tissu scléreux contient des cellules lymphoïdes et une production abondante de tissu hyalin, né aux dépens des fibres du stroma et de la tunique des vaisseaux néoformés. Plusieurs étaient oblitérés, comme dans le processus endartéritique que Œller5 a décrit, à propos des lésions de la choroïde et de la rétine, dans l'amblyopie saturnine.
Pareille dégénérescence explique le peu de curabilité de l'affection. Berlin ayant reconnu l'inutilité de tous les topiques et du traitement interne par le mercure et l'iodure de potassium, propose de circonscrire la plaque scléreuse au moyen du galvanocautère. C'est également la pratique de Wecker4, qui préconise les pointes de feu.