Chisolm. Arch. f- Aug., p. 324, X
tartre et l'attouchement du fond des alvéoles par divers topiques modificateurs sont indispensables. Ultérieurement et pendant toute la durée de la cure hydrargyrique, on recommande au malade de se brosser les dents deux fois par jour avec une poudre astringente. Celle que nous prescrivons se compose de quinquina 10 gr., craie lavée 6, extrait de cachou et de ratanhia 2 de chaque, essence de menthe ou autre quantité suffisante.
Comme topique, le chlorate de potasse ne jouit d'aucune efficacité, outre qu'il a l'inconvénient de noircir et de détériorer les dents. C'est pourquoi nous l'avons complètement abandonné.
Nous n'insisterons pas sur les moyens à employer contre l'iritis sympathique, nous réservant d'en parler plus tard.
Dans l'iritis purulente, on doit avant tout s'opposer à l'envahissement de la cornée et des parties profondes. A cet effet, il faut insister sur les irrigations avec des solutions mercuriques faibles, appliquer des compresses évaporantes froides et user largement d'iodoforme et de bleu d'élhylc. Conjointement, on prescrira des instillations de collyre au salicylate d'ésérineà 1 pour 100, et si la cornée commence à s'infecter, on la cautérise avec le thermo ou l 'électro-cautère. En supposant que ce traitement réussisse, il subsiste toujours une occlusion totale de la pupille, nécessitant plus tard l'iridectomie ou l'iritomie. Si le cristallin est cataracte, il vaut mieux ne procéder à son extraction qu'après coup.
Une thérapeutique importante est celle des synéchies organisées.
Tant qu'elles sont partielles et qu'elles n'entraînent aucun trouble notable, on est à peu près d'accord pour ne rien tenter. Tout autre est la question, lorsqu'elles obstruent la presque totalité de la pupille.
De Grœfe1, dans le but d'améliorer la vision, de prévenir le glaucome et de s'opposer aux rechutes, fit de riridectomie une règle invariable. Actuellement, les avis sont partagés. Nettleship2, d'accord avec Schweigger", a fait valoir que l'iritis récidivante dépend plus de l'état constitutionnel que du nombre et de l'épaisseur des adbérences. A l'appui de sa thèse, il établit un parallèle entre l'iritis syphilitique, peu sujette à récidiver après un traitement spécifique, et celles rhumatismale et goutteuse, où les rechutes sont communes. Il conteste d'ailleurs les avantages de l'iridectomie contre l'iritis séreuse et condamne cette opération dans l'iritis sympathique et celle survenant chez des individus jeunes fortement myopes.
Priestley-Smith* partage le même avis, tout en admettant l'irideclo-