C. — HIPPUS
L'hippus, véritable contraction spasmodique de la pupille, est très rare et se lie le plus souvent au nystagmus. Pline se servait de ce terme pour désigner l'aspect moucheté de l'iris et considérait cet état comme un signe ethnographique de certaines peuplades de l'Asie.
Ce qui caractérise l'hippus, c'est qu'il n'est en rien modifié par l'éclairage, qu'il cesse pendant le sommeil normal ou chloroformique, pour reparaître au réveil. Il se rattache au nervosisme et à des affections des centres, telles que la sclérose en plaques, l'hystéroépilepsie et le mal de Cheyne-Stoekes. C'est dire qu'il n'y a rien à conseiller comme traitement local.
D. — IRIDO-DONÉSIS
L'irido-donésis, ou tremblotement pathologique de l'iris, reconnaît pour cause un dérangement survenu dans les milieux de l'œil, principalement au sujet du cristallin et du vitré. Seuls, des individus âgés ou fortement myopes présentent parfois un léger tremblement physiologique.
Normalement l'iris prend un point d'appui sur le cristallin qui l'empêche de ballotter, alors même que l'humeur aqueuse serait mise en mouvement. Cela est tellement vrai, que la luxation partielle ou la réduction de volume de la lentille s'annoncent par le mouvement flottant du voile irieii.
On avait rattaché l'irido-donésis à une liquéfaction du vitré. Grâce aux recherches anatomo-pathologiques, nous savons aujourd'hui qu'il n'en est rien. Si on l'observe dans l'hydrophtalmie, c'est que le cristallin refoulé par le liquide en excès, dans la chambre vitréenne, ne fournit plus un point d'appui suffisant à l'iris.
L'irido-donésis n'entrave pas sensiblement le jeu de la pupille, sauf