Gdxsduig, Kl. MM., 1890. p
panas. 22
Sous le nom de colobomes atypiques, on décrit tous ceux situés ailleurs qu'en bas. Ils consistent parfois en une simple fente excentrique hordéiformc qui rappelle une pupille supplémentaire.
Nous ne saurions en citer que 9 cas : les trois de Mackroki1, et ceux de Franke2, Bock3, Schiess4, Manz5, 0. Plange" et Hess 7. Sur ce nombre, 4 étaient bilatéraux et 5 unilatéraux, dont 5 pour l'œil gauche et 2 pour le droit. Quand l'anomalie est double, elle est toujours plus prononcée sur l'œil droit. Le colobome unique est le plus souvent temporal. Ajoutons que les bilatéraux sont symétriques et occupent de préférence la moitié droite de chaque iris.
L'observation de Hess est particulièrement intéressante. Il s'agissait d'une jeune femme nystagmique portant deux colobomes dirigés en haut et en dedans, avec cataracte double et légère encoche du cristallin droit en bas. Après extraction de la cataracte, l'auteur aperçut sur l'œil droit de légers troubles du vitré et un large colobome choroïdien inférieur. A gauche, la papille était mal délimitée et possédait des fibres myéliniques. Hess s'appuie sur la direction en sens inverse des colobomes iriens et choroïdiens, pour déclarer l'insuffisance de la théorie de l'arrêt de développement, qu'on admette ou non la rotation fœtale du globe. Comme Plange, il invoque la persistance de restes de la membrane pupillaire. En effet, il dit avoir constaté un fin tractus qui partait de la papille pour aboutir au niveau du colobome irien.
NÉOPLASMES DE L'IRIS
Les néoplasies de l'iris sont de plusieurs ordres. Elles diffèrent entre elles par leur origine, leur marche et leur terminaison. Comme partout ailleurs, on les distingue, au point de vue clinique, en bénignes et en malignes.