V. Duyse, loc. cit
12. Wichebkiewicz, Arch. f. Opht., 1888, XXXIV, 4, p. 55. (Voyez la (ig. 95, empruntée dans son travail.)
microscope, la pièce représentait un réseau, légèrement pigmenté, dont le tissu se composait de nombreuses cellules conjonctives, de capillaires, et ça et là de quelques globules sanguins.
Chez un enfant de six ans, dont la pupille droite était entièrement obstruée, Wicherkiewicz, après ouverture de la chambre antérieure en haut, saisit la membrane, avec le. crochet à iris et parvint à la disciser suffisamment, pour libérer le champ pupillaire. Un an plus tard, il constata une pupille ronde et large avec des mouvements de contraction et de dilatation. L'acuité visuelle, réduite auparavant à la perception des doigts, avait remonté à {.
K. — POLYCORIE ET COLOBOMES ATYPIQUES
On entend par polycorie la présence sur l'iris d'un ou de plusieurs orifices supplémentaires.
Si l'on excepte les membranes pupillaires persistantes, les colobomes dits à pont, et les yeux cyclopcs où l'iris unique est percé de deux trous, les observations de vraies polycories ne dépassent guère le chiffre de dix-neuf à vingt.
Sauf dans les trois faits de Ammon1, Wilson2 et Higgens3, la pupille centrale existait. Les ouvertures anormales ont varié de 1 à 11. Dans la moitié des cas, il y en avait une seule. Au point de vue de leur situation, on en compte 9 supérieures, 5 inférieures, 1 externe. Une seule fois, on voyait onze orifices placés sans ordre.
Ces pupilles supplémentaires ne sont pas toujours contractiles. Lésérine et l'atropine, excepté dans le fait de Simi1, n'ont sur elles aucune action. Jamais les sujets n'ont accusé de polyopie.
Franke5 distingue deux groupes. Le premier, composé de onze cas, comprend les ouvertures rondes ou ovalaires, situées en plein tissu irien. Deux fois seulement (Ammon et Vossius), le siège était périphérique. Le second concerne six à sept irido-dialyses congénitales.
D'après l'auteur, la polycorie ne saurait être envisagée comme un arrêt de développement. Les trois cas qui lui sont propres, ainsi que ceux de Rhumschewitz et de Baudry6, plaident plutôt en faveur d'une inflammation intra-utérine du tractus uvéal. C'est également ce qui ressort du fait de Gunsburg7, où il y avait iridérémie partielle à droite et polycorie à gauche.