‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 187 sur 547 · Kleixschjiidt, Gaz. hebd., Paris, janvier · texte numérisé non relu

Kleixschjiidt, Gaz. hebd., Paris, janvier

que quelques mois ou un petit nombre d'années suffisent, il n'en reste pas moins démontré qu'un traumatisme survenu dans l'enfance peut, au bout de vingt-quatre ans (Frost1), de trente-sept (Cant2) et de quarante-quatre (Gayet), provoquer la formation d'un kyste.

Le traitement est d'ordre chirurgical. Hulke3, qui à lui seul a observé 19 cas, pense qu'on doit intervenir de bonne heure et ne pas attendre l'apparition d'accidents inflammatoires. Il se fonde sur ce que ces kystes finissent toujours par se compliquer d'irido-cyclite et parfois d'ophtalmie sympathique. Seuls, ceux stationnaires et ne gênant pas sensiblement la vue peuvent être temporairement respectés, cela d'autant mieux que Rothmund et Critchett ont signalé une inflammation de l'œil et l'ophtalmie sympathique après des tentatives opératoires. D'une façon générale, les tumeurs perlées, plus lentes dans leurévolution, sont mieux tolérées.

La ponction simple, qui a été tentée pour les kystes purement séreux, est le plus souvent sans résultat, outre qu'elle expose à la suppuration. On doit en dire autant de la lacération et de l'excision partielle de la poche. C'est donc à l'extirpation totale qu'il faut recourir, en enlevant au besoin la partie correspondante de l'iris. A cet effet, une ouverture périphérique large de la chambre antérieure est nécessaire. C'est ce qui ressort de la statistique de Rothmund, comprenant 56 observations.

Nous ne ferons que citer l'emploi du galvano -cautère, recommandé par Reuling*. Cette pratique nous paraît exposer à des risques et présente des difficultés d'exécution, à cause du renouvellement de l'humeur aqueuse.

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