‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 207 sur 547 · Donegana; Dclla pupila artif., Jlilano · texte numérisé non relu

Donegana; Dclla pupila artif., Jlilano

Adams1 et surtout à Langenbeck8, pour voir l'irido-dialyse définitivement adoptée. Ces autours conseillèrent d'attirer le lambeau décollé dans le canal de la plaie et de l'y laisser adhérer d'une façon définitive. L'enclavement ainsi obtenu porta dès lors le nom d'iridoenkleisis. Si l'iris était trop court ou trop friable, Langenbeck l'excisait à l'exemple d'Assalini.

Cette méthode a joui d'une grande vogue, et bien des instruments tracteurs furent inventés à l'époque, parmi lesquels nous citerons le coreoncion, sorte de crochet à boucle, proposé par le chirurgien de G-rajfe et modifié par Schlagentweit. Pour avoir une idée de ces instru ments, il suffit de se reporter aux planches de Blasius3 et au travail de Junken*.

Actuellement, l'irido-dialyse est indiquée lorsque la périphérie de la cornée est seule transparente ou qu'on se propose de dégager le plus possible la base de l'iris.

En vue de conserver la transparence au niveau de la brèche à établir, deWecker introduit la pique du côté opposé, en ayant soin de la retirer rapidement, afin d'éviter l'écoulement de l'humeur aqueuse.

Toutes les fois que l'iris est friable et adhérent au cristallin, il vaut mieux combiner cette opération à l'iridotomie. Pour cela, on fait avec les ciseaux deux sections représentant un V à base tournée du côté de remplacement de la nouvelle pupille. Saisissant alors le lambeau triangulaire avec la pince, aussi près que possible de ses insertions, on l'arrache comme dans une dialyse ordinaire.

A cette manière d'agir préconisée par de Wecker, Abadie préfère deux larges excisions diamétrales, de façon à enlever un lambeau Iosangique. Il espère éviter de la sorte l'hémorrhagie abondante qui accompagne toute irido-dialyse et trouve, l'exécution plus facile. L'objection que nous adressons à ce procédé, c'est de ne pas ménager la transparence de la circonférence de cornée, dont la conservation est indispensable.

Si le cristallin est cataracte, on l'extrait séance tenante, ou après coup.

D. — CORÉLYSE OU SYNÉCHITOMIE

C'est à Wenzel que revient l'idée de la déchirure des synéchies iritiques. A cet effet, il introduisait dans la chambre antérieure une fine aiguille en or qui lui servait à rompre les adhérences, particulièrement celles établies entre l'iris et le cristallin cataracte.

1. Adajis, Pracl. observ. on eclrop., etc., Lond., 1812, p. 48.

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