Blasids, Berlin, 1844, pi. 14 et
i. Joxeem, Beitr. z. liunst. ■pupil. Bildung, Berlin, 1817.
Streatfield1 s'attaqua le premier aux synéchies dans les cas de cristallin resté transparent. Après une ponction très oblique de la cornée au moyen d'une pique étroite, de façon à éviter l'écoulement de l'humeur aqueuse, il accrochait et divisait l'adhérence avec une spatule échancrée et tranchante.
Weber2 conseilla un procédé analogue, sauf qu'il laissait écouler l'humeur aqueuse. Avec son synéchitomc, sorte de crochet aplati et mousse qu'il glissait entre l'iris et le cristallin, il détachait les adhérences et, par un mouvement de circumduction, coupait les adhérences.
Passavant3, dans les synéchies irido-cornéennes peu étendues, fait
Fig. 105. — Crochet de Béer.
à la cornée une ponction méridienne au voisinage de l'adhérence. 11 introduit ensuite dans la chambre antérieure une pince fine qui lui sert à détacher la bride, à l'aide de tractions douces et continues. En supposant que l'adhérence se reproduise, il n'hésite pas à répéter la manœuvre. On pourrait également se servir du crochet de Béer.
(Jnel que soit le procédé mis en usage, les instillations d'atropine sont conseillées, bien que leur action mydriatique soit la plupart du temps illusoire, à cause des altérations de l'iris.
D'une façon générale, la synéchitomie n'est applicable que lors de brides discrètes et faciles à rompre. Dans tous les autres cas, le mieux sera de recourir à l'iridectomie simple ou double et au besoin à l'irido-dialyse.
1. Stiieatfield, Ophlh. 11. Ii., 1857 et 1860. i. Weded, Arch. f. Ophlh., 1860-1801.