‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 214 sur 547 · Brailey, Opht. Soc. U. K., p · texte numérisé non relu

Brailey, Opht. Soc. U. K., p

et le gliome cavitaires, la tuberculose, la lèpre et l'ophtalmie blennorrhagique, plus un cas de cysticerque signalé par Jacobson. Dans tous ces faits, l'irido-cyclite concomitante doit être rendue responsable de l'ophtalmie sympathique.

Deux lésions qui méritent de nous arrêter davantage sont les ruptures sous-conjonctivales de la sclérotique et les ossifications choroïdiennes, si communes dans les vieux moignons.

Sur les vingt-trois observations publiées, de ruptures sous-conjonctivales, il faut reconnaître qu'il y en a de douteuses, tant au point de vue de l'intégrité de la conjonctive que de la nature exacte des accidents sympathiques. Celles de Gunn1, Sachs2, Deutschmann3, Alt* et Ayres5 font exception; à quoi nous joindrons une du même ordre qui nous est personnelle. Souvent le choc a pour effet d'ébranler le système cristallinien. Dans toutes celles qui ont abouti à la sympathie, l'inflammation cyclitique préalable de l'œil traumatisé a été la règle.

Pendant longtemps, les ossifications et les dépôts calcaires de la choroïde ont été envisagés comme prédisposant à l'ophtalmie sympathique, en provoquant l'irritation des nerfs ciliaires. Mais si l'on réfléchit que rien n'est plus fréquent que de pareilles stalactites dans les yeux atrophiés, sans qu'il en résulte aucun dommage pour l'œil congénère, force nous est d'admettre une autre cause provocatrice. Or, la clinique nous enseigne que, presque invariablement, seuls les moignons accidentellement enflammés provoquent l'ophtalmie induite; à quoi il faut ajouter le port d'un œil artificiel qui dans certains cas a pu y contribuer.

Plus exceptionnels sont les deux faits de Galezowski (loc. cit.), celui de Mooren6 et un autre de Culbertson7 où l'ophtalmie sympathique fut attribuée à l'usage prolongé d'une coque de verre dans le cul-de-sac conjonctival après énucléation. En faveur de cette pathogénie, les auteurs cités invoquent l'amélioration rapide de l'œil sympathisant après suppression de coque prothétique.

Le second groupe, de beaucoup plus important, concerne les plaies ouvertes tant chirurgicales qu'accidentelles du globe oculaire.

Toutes les fois qu'elles sont aseptiques, le malade échappe à la sympathie. C'est là, croyons-nous, la raison pour laquelle cette redou-

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