‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 215 sur 547 · Culbertsox, Amer. Journ. of Opht · texte numérisé non relu

Culbertsox, Amer. Journ. of Opht

table complication tend à devenir de pins en plus rare, depuis l'introduction de l'antisepsie.

A conditions égales, plus le traumatisme se rapproche du corps ciliaire, plus il expose à l'ophtalmie sympathique. C'est là un fait confirmé par l'expérience et dont il faut tenir compte, ainsi que nous le dirons plus loin.

Toujours est-il que le traumatisme seul ne suffit pas pour expliquer ce qui se passe, et presque toujours l'œil traumatisé s'enflamme plus ou moins avant d'influencer son congénère. Un état absolument indolore du premier œil est rare. Nous ne saurions citer que les observations de Ayres1, Luders (/. c), Angelucci2, Mooren3, Leber4, Bunge5 et Bienert, auxquelles il faut ajouter une de Cohn et deux de Schirmer6. Toutefois les deux derniers auteurs, en disséquant l'œil sympathisant, disent avoir rencontré des lésions de cyclite très mitigée.

Un contraste frappant existe entre les inflammations plastiques, constituant le point de départ habituel de l'ophtalmie induite, et celles purulentes qui ne la provoquent qu'exceptionnellement. Deutschmann et Leber, partisans de la théorie microbienne, cherchent à expliquer cette anomalie en admettant la destruction des micro-organismes sous l'action du pus, et leur expulsion au dehors lors de perforation. Gifford7, de son côté, invoque l'obstruction des voies lymphatiques par des exsudats fibrineux; alors que Satller8 croit à un microcoque spécial donnant lieu à une inflammation toujours plastique.

Au sujet de l'hypothèse de Deutschmann, nous dirons qu'elle a contre elle l'observation de Schniidt-Bimpler. Dans un œil panophtalme depuis quatre semaines, il trouva de nombreux staphylocoques dorés qui, inoculés dans la cornée du lapin, provoquèrent de la suppuration.

L'espace de temps nécessaire à l'évolution de l'ophtalmie sympathique n'a rien de fixe. Dans les plaies récentes, l'intervalle est compris entre quatorze jours et six mois. Pour les yeux depuis longtemps perdus, il peut s'écouler un grand nombre d'années, cinq, dix et jusqu'à quarante. Presque toujours, le moignon s'irrite et s'enflamme à nouveau, sous l'influence d'une infection dont la nature et le mode de production restent discutables. S'agit-il de microbes assoupis qui se

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