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Herrniieiser, Klin. Med., 189l2, décembre, p

qu'une fois sur cinq. L'exploration ophtalmoscopique faite dès le début montra le vitré trouble, la papille injectée avec des veines triplées de volume; la rétine, opalescente et jaunâtre, avec de nombreuses hémorrhagies. A la dissection, thrombose des vaisseaux avec entravasations sanguines et microbes en grande quantité, principalement au niveau de la macula et de la couche pigmentaire de la rétine ; nerf optique dépourvu de microbes et d'infarctus.

L'œil d'une autre malade morte de fièvre puerpérale présentait un abcès de l'iris farci de staphylocoques. Le corps ciliaire contenait du pus et des embolies. Seules, les couches antérieures du vitré étaient infiltrées, alors que la choroïde et la rétine se montraient relativement saines.

A côté de notre observation de grippe épidémique, nous citerons celles de Nathanson1, Evcrsbusctr, Piéchaud3, Mitwalsky (l. c).

Lietten, sur 35 cas d'infection purulente de l'œil, signale 52 fois les hémorrhagies rétiniennes et 5 fois seulement les plaques blanches de Roth, qu'il envisage comme de nature marastique.

Herrnheiser (l. c.) distingue deux formes d'ophtalmie infectieuse : la chorio-rétinite. embolique grave, toujours d'origine microbienne, et la rétinite septique rappelant, par la fréquence des hémorrhagies, les rétinites de la leucémie, de l'albuminurie et de l'anémie pernicieuse, d'ordre toxique.

Dans ce dernier type, le pus peut faire défaut, comme chez un de nos malades, dont le vitré, bien que jumenteux au point de simuler la suppuration, ne contenait ni microbes, ni globules purulents.

Le traitement de l'ophtalmie septique comporte, au début, l'emploi des résolutifs et surtout des antiseptiques généraux. C'est à ce titre que l'on administrera l'acide salicylique, le naphtol et les préparations mercurielles.

En même temps, on s'attachera à éteindre le foyer infectieux primitif, ce qui est particulièrement le cas pour les lochies chez les nouvelles accouchées.

En ce qui concerne l'œil, on usera largement des lavages avec la faible solution de sublimé ou de biiodure de mercure, et l'on appliquera en permanence des compresses évaporantes trempées dans les mêmes liquides.

Si l'organe est à jamais perdu, on fera l'énucléation, en vue de prévenir toute complication ; mais il est prudent de n'intervenir qu'après le rétablissement de l'état général.

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