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Gunter, Arch. f. Avgcnh., XXV, p

ANGIOME CAVERNEUX DE LA CHOROÏDE.

iîbro-osseusc à la face interne de la tumeur, mérite une mention spéciale.

L'élément vasculaire cavernulaire prédominait. Les cloisons consistaient en fibres conjonctives avec recouvrement endothélial. Çà et là, des cellules fusiformes dont la présence a conduit l'auteur à envisager le néoplasme comme angiosarcome plutôt qu'angiome pur. La plaque ossifiée était recouverte par des amas provenant de l'épithélium pigmentaire de la rétine. La choroïde, abondamment infiltrée de cellules rondes, avait les vaisseaux /

dilatés et remplis de sang.

La lame élastique offrait d'assez grosses productions verruqueuses. Le cristallin était cataracte; le vitré, vasculaiïsé à sa partie antérieure, contenait des globules rouges et blancs, ainsi que de grosses cellules ramifiées. Dans les mailles de la zonule, il y avait des cellules rondes et des amas pigmentaires.

L'angle iridien était en partie effacé.

Nous ne connaissons que quatre cas d'angiome pur du tractus uvéal dont trois appartiennent à la choroïde, le nôtre et ceux de Schiess et Giulini; le quatrième, publié par Schirmer, se rapporte à l'iris.

Chez notre malade ' , homme de soixante-neuf ans, on pouvait rattacher le néoplasme à un coup de canne reçu à la région frontale correspondante quatre ans auparavant. Dans les quatre derniers mois, l'œil gauche fut pris d'irido-cyelite, avec élévation du tonus, ce qui conduisit un confrère à pratiquer deux iridectomies, non suivies de soulagement durable. Comme la vision était entièrement abolie, nous finies l'énucléation, et quinze ans plus tard, nous pûmes constater que la guérison restait définitive.

Fi»', ni.

1. Paxas et Remï, Anat. palh. de l'œil, 1879, 59, pi. XVIII, fig. 4.

L'examen anatomique nous mit en présence d'une tumeur choroïdienne du volume d'un petit pois, située près de la papille. Elle était ovalaire, aplatie, et se perdait insensiblement sur les parties voisines de la choroïde entièrement saine. La rétine adhérait à la masse par une mince couche fibrinoïde (fig. 112).

Sur les coupes, on voyait nettement que la tumeur était exclusivement composée d'espaces lacunaires, complètement remplis de globules sanguins frais. Les cloisons, très minces, représentaient le stroma de la choroïde, sauf que les cellules pigmentaires étoilées se trouvaient en grande partie détruites par compression. Nulle part on ne rencontrait des cellules rondes ou fusiformes en voie de prolifération, preuve qu'il s'agissait ici d'un simple angiome. Nous ne ferons que mentionner la liquéfaction du vitré et les adhérences iritiques, qui résultaient de l'irido-cyclite tardive.

Schiess1, sur l'œil d'une fille de quatorze ans, trouva à l'examen anatomique une masse aplatie, occupant le tiers de la surface du globe au niveau del'équateur, et s'accompagnant de décollement de la rétine. Examinée au microscope, elle était constituée par des cloisons formées exclusivement du stroma choroïdien et de cavités lacunaires remplies de globules sanguins. En l'absence de tout élément sarcomateux, l'auteur envisage la production comme un angiome caverneux de la choroïde.

Giulini2 avait eu affaire à un homme de vingt-huit ans, dont la vue déclinait à gauche depuis trois semaines, avec rougeur et douleurs. Au moment de l'examen, l'œil était inéclairable, dur, et ne possédait aucune perception lumineuse. La coupe, faite sitôt après énucléation, lui montra la présence d'une tumeur lenticulaire brun rougeàtre de la choroïde, située à 5 millimètres de la papille. Ainsi qu'on le voit sur la figure ci-contre, la production anormale était exclusivement composée d'espaces caverneux remplis de sang frais. Les cloisons purement conjonctives étaient très fines et tapissées d'une couche endothéliale. Il n'y avait absolument aucun autre élément cellulaire. La tumeur siégeait dans la couche des gros vaisseaux et refoulait les cellules pigmentaires du stroma vers la périphérie. La chorio-capillaire et l'élastique, à l'exception de quelques excroissances verru-

Fig. 112.

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