‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 250 sur 547 · Kamocki, Arch. f. Augenh., XXVII, p. 4G · texte numérisé non relu

Kamocki, Arch. f. Augenh., XXVII, p. 4G

Le fait que les tumeurs malignes métastatiques de l'œil ne se caractérisent au début que par un simple trouble visuel sans signe rationnel doit conduire à explorer les yeux des cancéreux, alors même qu'ils apparaissent sains, à plus forte raison sitùt qu'il survient le moindre abaissement de l'acuité visuelle. Ce n'est qu'ainsi qu'on pourra connaître la fréquence exacte du cancer choroïdien secondaire. Ce qui le prouve, c'est que, depuis que l'attention a été éveillée, les faits tendent à se multiplier.

Dans l'état actuel de la science, nous ignorons comment se fait cette métastase. Suivant toute probabilité, la voie suivie par les éléments néoplasiques doit être celle des vaisseaux, ce qui expliquerait leur prédilection pour la choroïde; seul le cas de Schiess concernant la papille et la rétine fait exception.

ANGIOME CAVERNEUX DE LA CHOROÏDE

D'après le petit nombre d'observations que nous possédons, on peut distinguer les tumeurs vasculaires de la choroïde en deux classes : les angio-sarcomes et les angiomes purs.

En fait d' angio-sarcomes , nous mentionnerons ceux de Leber1, Socin2, Knapp3, Michel4, les deux de Hirschberg3 et celui de Gunter0. Dans tous, il s'agit de vaisseaux choroïdiens ampulliformes, entourés de boyaux cellulaires , dont les éléments rappellent des cellules embryoplastiques ou endothéliales, disposées en couches concentriques autour des canaux vasculaires. Les figures ci-contre, que nous empruntons à Gunter, démontrent la structure histologique exacte de la tumeur (fig. 2 et 5), la saillie de celle-ci dans la cavité de l'œil, et le décollement total de la rétine (fig. 1). Comme le malade était d'autre part bien portant, qu'il n'y avait aucune métastase et qu'il restait guéri un an après l'énucléation, il y a lieu d'exclure l'idée de cancer métastatique de la choroïde. Nous dispensant de décrire les autres cas, qui plus ou moins se ressemblent, nous dirons qu'il s'agit toujours d'individus ayant atteint l'âge moyen de la vie.

L'observation de Nordenson, par l'âge du sujet, fillette de onze ans, le décollement total de la rétine et la production d'une plaque

Page 1