Deutschmann, Arch. f. Opht., XLVII, 1, p
papillo-névrite induite allant jusqu'à l'atrophie dépendait d'un simple processus phlegmasique, dû à l'action chimique des bacilles.
La seule dissection connue est celle de Sattler1. Le chiasma était englobé dans une masse caséeuse s'étendant jusqu'à l'orifice scierai.
11 est très rare de voir le second œil pris par propagation. Les faits cités par Haab2, Castenholz (/. c), Guttmann3, llirschberg (l. c.) et Brailey (/. c.) sont loin d'être concluants, étant donné le temps parfois long qui s'est écoulé entre les deux manifestations.
La généralisation vers l'organisme a été notée seulement après perforation de la coque oculaire et envahissement du tissu cellulaire sous-conjonctival et orbitaire. C'est là un fait qui témoigne de l'isolement de l'œil, en tant que foyer d'infection tuberculeuse.
Dans les formes envahissantes, le vitré devient louche, jaunâtre, se charge de fibrine et de cellules, au point de simuler l'hyalite suppurée.
Une particularité propre aux tubercules est l'oblitération des vaisseaux capillaires, d'où la couleur jaune paille ou gris rosâtre. Le pigment des nodules choroïdiens et rétiniens disparaît, et l'on en trouve des traces jusque dans les cellules géantes.
Des hémorrhagies en plaques ou sous forme d'infarctus se produisent fréquemment. Quant à la rétine, elle reste adhérente ou se décolle, subit une sorte de macération nécrosique, mais rarement elle est envahie par des granulations tuberculeuses.
On n'a pas manqué de noter la grande résistance de l'élastique de la choroïde, ce qui explique le peu de tendance de la rétine à participer à l'évolution du tubercule (Haab [/. c], Manz'-Schàfer').
La forme chronique a une marche insidieuse. Le sujet souffre à peine au début. Ce n'est qu'ultérieurement qu'apparaissent des douleurs plus ou moins vives, une injection épisclérale et de la photopobie. En même temps, la chambre antérieure devient le siège d'un vaste hypopyon.
La perforation du globe se fait presque toujours à la jonction de la cornée avec la sclérotique, plus souvent en haut et en dehors, qu'en bas et en dedans. Une fois le fongus établi, les douleurs s'apaisent et la tension notablement abaissée devient de plus en plus faible. C'est là un caractère qui contraste avec les autres néoplasies, particulièrement le sarcome. Une confusion plus difficile à éviter est celle de la cyclite suppurée; c'est ce qui ressort de l'observation de Brailey-llartley (/. c.) et de celle de Wodsworth6 relative à un enfant de trois ans et