Wodsworth, Tram, of tlic Ain. Opht. Soc
demi, où le diagnostic fut celui de gliome. A l'examen anatomique, on constata qu'il s'agissait de tuberculose pure.
Toutes les fois que le doute est permis, on se fondera sur les commémoratifs, la tare héréditaire et la présence d'autres manifestations tuberculeuses du côté des ganglions, des méninges, du poumon ou du squelette, sans négliger les ulcères tuberculeux de la peau, sur lesquels Reissmann1 appelle l'attention.
Ici comme partout, la constitution lymphatique et la scrofule héréditaire jouent le principal rôle. Il faut cependant tenir compte de certaines causes adjuvantes, qui prédisposent l'œil à l'infection tuberculeuse. Nous mentionnerons les contusions, une inflammation oculaire préexistante, diverses pyrexies et en particulier la rougeole. On n'est pas sans rencontrer ça et là des tuberculoses choroïdiennes, chez des individus ayant eu toutes les apparences de la santé, comme Poucet, Schàffer et d'autres en ont cité des exemples. C'est alo-rs qu'on peut compter sur les bons effets d'une intervention chirurgicale hâtive.
Une fois l'œil en purulence et la vue à jamais perdue, l'énucléation s'impose et doit être pratiquée avant la perforation. En agissant ainsi, on a des chances de prévenir la généralisation. Quant au traitement médical, il est le même que pour la tuberculose en général.
HÉMORRHAGIES ET RUPTURES DE LA CHOROÏDE
Les hémorrhagies de la choroïde sont circonscrites ou profuses. Dans le dernier cas, le sang extravasé envahit la rétine et même le vitré. Parfois, il se produit un épanchement interstitiel qui sépare la choroïde en deux feuillets et la transforme en un gâteau sanguin. Le sang fuse alors dans l'espace sus-choroïdien et décolle cette membrane de la sclérotique.
Les hémorrhagies choroïdiennes doivent être distinguées encore en spontanées et en traumatiques.
L'origine des premières n'est pas toujours facile à déterminer. Même à l'examen anatomique, on peut confondre l'hémorrhagie profuse de la choroïde avec un raptus sanguin venant de la rétine. A priori, on serait tenté de croire que toute hémorrhagie abondante du vitré comporte toujours la rupture de la rétine; il n'en est rien, et souvent le sang chemine sous cette dernière et la traverse au niveau de la papille.
Le plus ordinairement, les hémorrhagies choroïdiennes occupent