Rudxeff, Virch. Arch., LUI, i
cythes immigrés. Leber1 y voit une exsudation cuticulaire des cellules du pigment. II. Millier2, Gepnér5 et Wagenmann* pensent que le processus débute par un épaississement de la couche anhyste, aussi bien de la choroïde que de la cornée.
Cette altération s'observe spontanément ou après des traumatismes.
Rosa Kerschhaumer3, s'étant livrée à un grand nombre de recherches hislologiques sur des yeux de vieillards, affirme que les verrucosités se lient d'ordinaire à des altérations de l'épi- Ihélium noir qui perd son pigment, se gonfle, devient hyalin, à quoi s'ajoutent Fig. us.
des modalités de la membrane vitreuse.
Cette dernière s'épaissit, s'opacifie et se charge de nombreuses molécules réfringentes. L'auteur a pu constater que les verrucosités et les molécules se colorent vivement par l'éosine, le picro-carmin et le réactif de Weigert. Elles résistent aux alcalis, ne se dissolvent ni par l'éther. ni par le chloroforme, et sont dépourvues de la réaction de l'amyloïde par l'iode. Ce qui prouve cette double origine des amas vitreux, c'est qu'il n'y a aucune corrélation entre leur nombre, leur volume et les altérations de l'épithélium. A l'appui de son opinion, R. Kerschhaumer invoque la découverte de pareilles concrétions hyalines par Fuchs6 dans la pinguécula, et par Schmidt7 dans la peau d'individus ayant dépassé la cinquantaine.
L'altération verruqueuse n'offre d'intérêt qu'au point de vue de l'anatomie pathologique. L'avis de ceux qui prétendent que ces excroissances prédisposent à la cataracte sénile, manque de sanction.
Il ne faut pas les confondre avec des petits noyaux d'ossification, situés entre la membrane élastique et la rétine décollée, comme cela est arrivé à Ait8.
Une autre altération signalée par Wedl et Bock (/. c, p. 121) et que Berger9 dit avoir rencontrée une fois, consiste dans des saillies iîbrovasculaires qui semblent tirer leur origine de la chorio-capillaire. Elles n'ont été d'ailleurs observées jusqu'ici que sur des yeux atrophiques.