‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 260 sur 547 · H. Hcgues, Arch. f. Opht., XXXIII, 5. p · texte numérisé non relu

H. Hcgues, Arch. f. Opht., XXXIII, 5. p

432 MALADIES DU TRAGTUS UVEAL. — IRIS ET CHOROÏDE

Dans les cas de déchirures simples, l'occlusion de l'œil sous un bandage compressif s'oppose à l'extension de l'hémorrhagie intra-oculaire et favorise en même temps la résorption du sang épanché.

Ultérieurement, en vue de réveiller la vitalité des éléments rétiniens ébranlés, on peut recourir aux courants continus et aux injections hypodermiques de strychnine. Toujours est-il que le pronostic mérite d'être réservé, à cause du décollement très fréquent de la rétine par rétraction cicatricielle du vitré.

Sur les yeux de vieillards, ceux atteints d'irido-choroïdite chronique et de rétinite pigmentaire, on rencontre sur la membrane limitante de la choroïde, surtout au niveau de l'ora serrata, des productions vitreuses, dont le nombre et le volume varient. La face antérieure de l'iris et la membrane de Descemet, au voisinage du ligament pectine, en offrent aussi.

Sur le vivant, elles passent souvent inaperçues, à cause de leur siège dans la partie du fond de l'œil inaccessible à l'ophtalmoscope. Celles situées en arrière et près du disque optique apparaissent vivement éclairées, comme s'il s'agissait de gouttes de graisse.

Tantôt rondes, tantôt allongées, elles se rattachent à la membrane anhyste de la choroïde par une sorte d'étranglement ou de pédicule. Sur la coupe, elles sont constituées par des couches concentriques, ainsi que cela ressort nettement des figures de Wedl et Bock1, Pagenstecher etGenlh2.

Les avis sont partagés sur l'origine de ces verrucosités qui se produisent également, comme nous le dirons ailleurs, dans l'épaisseur de la papille.

Pour Donders5, Yicentiis', 0. Becker% G. PintoG et Meyer', elles proviendraient d'une altération colloïde de l'épithélium pigmentaire rétinien.

Piudneff8 seul les envisage comme une métamorphose de leuco-

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