Antonelli, Ann. di ottal.. 1892, f
OSSIFICATIONS ET DEPOTS CALCAIRES DE LA CHOROÏDE. 435
Pour démontrer la fréquence des ossifications, il suffit de rappeler que Berger (/. c, p. 509) en relate à lui seul 19 cas. Dix fois. la production occupait la choroïde, 2 la rétine. 2 le vitré transformé en tissu conjonctif. et 5 fois la surface du cristallin : dans deux cataractes fibreuses il y avait des noyaux osseux.
Il en est en cupule, s'étendant plus ou moins de l'entrée du nerf optique à l'ora serrata : en bague, au niveau du cercle ciliaire et de
Fig. 117.
On voit sur celle figure, de bas en haut, la lamina fusca, le reste de la choroïde et l'élastique bien conservées ; puis, l'organisation d'un exsudât fibreux, dont l'ossification, dessinée en clair, commence par le centre: tout à fait à la surface, la couche pigmentairc de la rétine décollée en ce point.
l'iris1, et d'autres se substituant au cristallin2, dont elles reproduisent la forme. Ci-joint (fig. 116) divers types de notre collection.
Les avis sont partagés sur l'origine de l'os nouveau. Pour le plus grand nombre, Knapp3 en particulier, la chorio-capillaire en serait le point de départ. Pagenstecher, Goldzhier et Brailey soutiennent l'organisation fibreuse puis osseuse d'exsudats. sous l'élastique de la choroïde plus ou moins décollée. C'est également ce que nous avons constaté sur les préparations, dont nous donnons ici les dessins. A mesure que la production osseuse grossit, elle gagne la choroïde et le vitré, toujours par substitution du tissu fibreux, mais en respectant la lamina fusca.