Alt, Compendium (1er anal. Path
2. HmsciiBERG, Klin. Mbl., 1869, p. 297. 5. Berger, /. c, p. 517.
i. I'age.nsteciier, Arcli. /'. Ophl., XXII, 2, p. 271, 1876.
ties, du pigment et souvent de la graisse, ainsi que l'ont constaté Nettleship et Brailey,1.
Dans les yeux atrophiés par panophthalmie, l'épanchement se transforme en tissu fibreux, et une poche hyalo-rétinienneou sous-rétinienne fait défaut. Lorsqu'il en est autrement, comme dans l'œil staphyloinateux décrit par Klebs5, les cùnes et les bâtonnets se gonflent, deviennent hydropiques et se détachent.
A propos des ossifications, nous avons insisté sur la désorganisation de la rétine. Ajoutons que les fibres nerveuses subsistent longtemps (TreiteF'), ou bien se détruisent avec rapidité (Fuchs4). Ces différences expliquent les photopsies. dont les moignons sont parfois le siège, ce qui a conduit de Grsefe à sectionner le nerf optique, pour mettre lin aux tourments des malades. Un autre détail est l'hyperplasie de la couche pigmentaire qui reste adhérente à l'élastique de la choroïde. Le fond de l'œil présente alors un aspect franchement charbonneux. Les vaisseaux rétiniens, comme ceux des autres parties du globe, subissent des altérations hyalines et calcaires. Ce n'est qu'exceptionnellement que l'on rencontre des kystes faisant saillie, les uns du côté interne, les autres du côté externe. Nous en avons observé appendus comme autant de grains de raisin. En général, ils contiennent de la sérosité et parfois des amas héinatiques, ainsi que Becker3, Treitel6 et Lawson" en ont cité des exemples.
Le nerf optique est toujours plus ou moins atrophié. D'abord blanche, l'atrophie devient grise et même verdàtre. Non seulement elle atteint la papille, mais elle remonte plus ou moins vers le chiasma et, au delà, jusque dans les bandelettes.
A une période avancée, il s'ajoute la sclérose des vaisseaux centraux, des agrégats colloïdes et calcaires. En même temps, la gaine piale s'épaissit et l'espace sous-vaginal s'élargit.
Lorsque la sclérotique a été le siège d'une inflammation prolongée ou de blessure, ses cellules prolifèrent et les espaces interfasciculaires s'agrandissent ; rarement il se fait des dépôts de pigment. Les canaux qui livrent passage aux veines vorticineuses offrent des altérations de périvasculite, qui peuvent s'étendre jusque dans l'espace sous-ténonien (Samelsohn8).
Comme nous l'avons vu, l'état des nerfs ciliaires est des plus inté-
1. Nettleship pt Brailey, Ccnlralbl. f. Augcnh., 1880, p. 205.