‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 270 sur 547 · I'oscet, Ami. d'ocul., 1881, p · texte numérisé non relu

I'oscet, Ami. d'ocul., 1881, p

~i. Uiitiioff, Arch. /'. Ophl., 5. 188Ô.

distante de la papille; par exception, celle-ci y est englobée et affecte une forme ovalaire à grand axe horizontal. Toujours les vaisseaux rétiniens inférieurs côtoient les bords de la brèche, sans y pénétrer, à l'exception dé quelques fins ramuscules. Les gros troncs irréguliers et tortueux appartiennent au système des artères ciliaires postérieures.

En tant que troubles fonctionnels, nous (levons signaler l'amblyopie, dont le degré varie avec l'étendue du colobome. le nystagmus et. dans certains cas, l'éblouissement.

Nous ne possédons qu'un petit nombre d'examens anatomiqucs. Tantôt la rétine est réduite, dans l'aire du colobome, à une simple couche sans structure, comme dans les faits de Haase, Litten, Talko-Hoyer1 et Gama-Pinto'2 ; tantôt on y trouve des éléments reconnaissables, comme dans les observations de Arlt% Manz4 et Haab3. Une intégrité absolue est rare, et nous ne connaissons que la dissection de Pause6, où seul le pigment faisait défaut. Ces différences expliquent pourquoi le champ visuel est parfois normal, alors qu'ailleurs la lésion se traduit par un large scotome.

La choroïde sous-jacente, surtout la chorio-capillairc, se trouve réduite à une couche conjonctive analogue à celle de la rétine. Seule la lamina fusca persistait dans les faits de Haab et Talko. La sclérotique conserve son épaisseur normale, ou est amincie et ectasiée.

Sur des préparations histologiqucs que Yan Duyse a bien voulu soumettre à notre examen, il existait, entre la membrane conjonctive intercalaire et la sclérotique, un réticuluiu fibrinoïde, rappelant celui que l'on observe dans les yeux atteints de choroïdite plastique.

Le colobome choroïdien est bilatéral dans la proportion de deux contre un. Unique, il occupe de préférence l'œil gauche: dovdde, celui de gauche est habituellement le plus prononcé. Comme dans les deux observations de Eichhoff7 et Talko8, l'iris peut ne prendre aucune part au vice évolutif de la choroïde ; des restes de la membrane pupillaire ont été signalés par Schiess9 et Seggel10.

Par exception, le cristallin et le vitré offrent à leur partie inférieure une encoche arrondie, par arrêt de développement. 11 est même des cas où l'œil entier, arrêté dans son évolution, reste petit et se transforme parfois en kyste.

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